Se connecter

Par Sophie Wilford et Marine Slove

Podcast conversationnel long format, disponible tous les vendredis sur toutes vos plateformes d’écoute préférées.

Parce qu’il y a mille façons d’être vétérinaire.

Vet’o micro, c’est le podcast qui rend la parole aux vétérinaires et nous permet enfin de livrer notre propre regard sur la profession, même s’il diffère parfois de la version idéalisée bien ancrée dans l’imaginaire collectif. Vous entendrez ici à nos micros des consœurs et des confrères, praticiens ou non, se confier sur une tranche de leur existence et interroger leur quotidien professionnel. Nous avons voulu ici nous raconter tels que nous sommes, parler de notre rapport au métier mais aussi et avant tout de notre rapport à la vie.

Publié le 11.04.2024 Durée : 63 min Écoutes : 801

Épisode #71 - Pierre May (partie 1) : Robin des Bois des médecines complémentaires

Pierre May, vétérinaire inconditionnel des médecines complémentaires (Lyon, 1978) au 🎤 de Sophie - Partie 1.


Il est des parcours inspirés et inspirants que l’on pourrait faire et refaire, sans rien changer. Celui de Pierre est de ceux-là. A travers deux épisodes, vous le suivrez dans sa quête effrénée de connaissances et l’exploration de la plupart des médecines complémentaires. Un voyage passionnant, sous le signe de l’audace !


Malgré une vocation précoce et assumée, pas si facile d’imposer ce choix professionnel à deux parents juristes⚖️. L’image d’Epinal du véto en blouse marron et en bottes qui fait de la politique de quartier entre 2 vêlages a la dent dure… Mais pas de quoi décourager Pierre qui accueille sa nomination à Lyon avec autant d’enthousiasme que s’il avait reçu sa lettre ✉️ pour Poudlard. Sa potion magique 🧪pour des études inoubliables ? Un savant mélange de science éblouissante, de franche camaraderie et de soif d’apprendre. Dans un bâtiment du 18ème siècle imprégné à la testostérone (ils sont 90% de garçons dans sa promo), il trouve même le moyen de tester un filtre d’amour😍. Entreprise couronnée de succès puisque le couple vient de fêter ses noces de cachemire.


Opéré d’une hernie discale paralysante pendant ses études, Pierre préfère poursuivre son cursus par un assistanat avant de se lancer en solo. Ces deux années en patho de la reproduction lui réservent quelques belles surprises (intervention sur des girafes 🦒 ou des bisons) et lui permettent d’acquérir plus d’autonomie et de confiance en lui. Suffisamment en tout cas pour prendre un premier poste d’ALD en rurale 🐮. Malgré tout ce que les deux vétos lui apprennent et une proposition d’association au bout de 2 ans, il préfère voler de ses propres ailes et ouvre sa première structure (avec sa femme) en Haute-Savoie. Pendant 9 ans, il se passionne pour la qualité du lait et le suivi d’élevage, tout en développant la canine et même l’équine 🐴 car la proximité de la frontière suisse lui ouvre de nombreuses opportunités.


Fort de cette expérience clinique, Pierre décide d’aller plus loin en s’attaquant à son sujet de prédilection par un autre versant. Il s’installe donc en région lyonnaise pour prendre la direction de la Qualité dans une grosse coopérative laitière et n’hésite pas à traverser l’atlantique pour se former. Quoi de mieux qu’un nouveau défi tel que la gestion de 650 millions de litres de lait 🥛pour stimuler sa matière grise ?! Pourtant, au début des années 90, il quitte le monde de l’entreprise pour revenir à la pratique et crée, toujours avec sa femme, une nouvelle structure, en canine 🐶🐱cette fois.


👉 Pour Pierre, nouveau millénaire rime avec médecines complémentaires. Homéopathie, ostéopathie, acupuncture, phyto-aromathérapie, médecine chinoise… le puits de la connaissance 🩺 est sans fond. En 2011, leur nouveau bâtiment écoresponsable et agencé selon le respect des principes Feng shui voit le jour : c’est la naissance de la yourte vétérinaire ! La semaine prochaine, vous découvrirez comment ces médecines non conventionnelles se sont naturellement intégrées à la prise en charge de ses patients, comment son engagement écologique s’est traduit dans sa structure vétérinaire et surtout comment ce retraité très actif continue de contribuer au rayonnement de la profession !


🔗 Liens de l'épisode :

- https://avetao.com/

- livre Pierre May : Guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie, aux éditions Medcom

- livre Jean-Loup Mouysset : Oncologie intégrative – Du cancer vers la santé, chez Dangles

- travaux du Pr Montagnier sur la mémoire de l’eau (conférence de Lugano, 2007)

- travaux du Pr Castronovo sur le microbiote

- https://www.ecoveto.org/

Création : Marine Slove

Production : TÉMAvet

Hôte : Marine Slove

Enregistrement : Marine Slove

Montage : Stéphanie Patiny

Textes : Annabelle Orszag

Publié le 04.04.2024 Durée : 79 min Écoutes : 2526

Épisode #70 - Anthony Bour : S’écouter pour ne pas s’abîmer

Anthony Bour, vétérinaire engagé pour le mieux-être au travail (VetAgro Sup - Lyon, 2016) au 🎤 de Marine.


L’attrait d’Anthony pour les animaux remonte à l’enfance, jusqu’ici rien de très original… mais tout le monde n’a pas la chance d’avoir un père musher ! Le chemin qui mène à l’école vétérinaire 🩺 est donc tout tracé, mais il ne sera pas pour autant dénué d’embûches… L’arrivée sur le campus 🥳 vert et très ouvert de Vetagrosup sonne comme une délivrance après deux années de travail acharné et de sacrifices. Il intègre Lyon avec l’objectif inavoué de devenir véto de zoo 🐅. Il choisit d’ailleurs une dernière année tutorée pour pouvoir intégrer un internat en parc zoologique 🦓. Mais son stage de fin de cursus lui laisse un goût amer et beaucoup d’espoirs déçus…


Son entrée dans la vie active se fait sur la pointe des pieds, à temps partiel en canine 🐶, le temps de trouver un traitement pour gérer la maladie chronique qui s’est déclarée quelques mois avant sa thèse. Il enchaine les CDD dans des structures différentes mais aucun ne lui permet de s’épanouir, même sur l’Île de Beauté. Comme quoi, le cadre de vie ne fait pas tout… Les pressions dans sa vie perso viennent s’ajouter au mal-être ressenti dans son quotidien professionnel et la sanction est immédiate : burn-out. Anthony prend alors conscience des fortes variations individuelles ; deux personnes dans une même situation, exposées aux mêmes facteurs de stress, ne réagiront pas forcément de la même manière.


Cela marque le point de départ d’une nouvelle façon d’envisager sa vie professionnelle, en faisant la part belle au management et à la notion de bien-être au travail. Grâce au développement personnel 🔍, il réalise une introspection salvatrice. Il devient coach professionnel certifié, avec la volonté de transmettre des clés 🗝 pour dépasser ses croyances limitantes, écouter la boussole de ses émotions et passer à l’action. Malgré des expériences éprouvantes en début de carrière, Anthony ressent le besoin profond d’apporter quelque chose à la profession 🩺.


Pour accompagner les personnes confrontées à des difficultés dans l’écosystème vétérinaire, il propose désormais des programmes de coaching mais aussi un podcast, « Indiana vets ». Ce type d’accompagnement consiste essentiellement à analyser les émotions et leurs répercussions pour pouvoir passer à l’action. Anthony a même retrouvé le chemin des salles de consult’, à son rythme et en toute sérénité. Il a renoué avec la pratique 🐱 et dorénavant ses deux activités professionnelles se nourrissent l’une l’autre et continuent d’enrichir son expérience.


👉 La désertification de la profession et le mal-être au travail sont des réalités que l’on ne peut occulter. Pourtant certaines initiatives comme le mentorat semblent souffler un vent d’optimisme sur la prise en charge des difficultés rencontrées en début de parcours professionnel. Fort de son expérience, Anthony nous distille de précieux conseils, notamment pour éviter le piège des « il faut que je… » dans lequel les vétos tombent très souvent. S’il insiste sur les vertus d’une bonne communication, son message concerne surtout la nécessité de suivre son intuition et de s’écouter, pour ne pas trop s’abîmer en cours de route.


🔗 Liens de l'épisode :

- Etude du Pr Truchot : https://www.veterinaire.fr/system/files/files/2022-06/Rapport%20Cnov%20et%20V%C3%A9tos%20Entraides%20VFinale%2013062022.pdf

- Association Vétérinaires pour la biodiversité : https://www.vpbiodiv.com/

- https://www.linkedin.com/in/anthonybour84/

- https://www.facebook.com/groups/indianavetspodcast


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 29.03.2024 Durée : 85 min Écoutes : 3864

Épisode #69 - Anushka Vanoppens : Out of Australia

Anushka Vanoppens, diplômée de l’université de Murdoch en Australie (2006), notre première invitée internationale au 🎤 de Sophie.


Avertissement : cet épisode est dans la langue de Shakespeare !


L’amour des animaux berce Anushka depuis son plus jeune âge. Petite, elle aspire à rentrer en Inde (d’où sont originaires ses parents) pour y soigner la faune locale. Finalement, c’est son amour du cheval 🐴 qui a le dernier mot et elle poursuit ses études en Australie🦘, son pays natal. C’est d’ailleurs là qu’elle pose définitivement son stéthoscope, non sans s’octroyer quelques escapades sur d’autres continents.


Sa vie professionnelle débute par un internat au Goulburn Valley Equine Hospital ; sans doute le job le plus difficile de sa carrière mais aussi le meilleur moyen d’atteindre l’objectif fixé : « learn hard and fast and get good at my job ». Le cheval en mouvement 🐎 la fascine et tout ce qui touche de près ou de loin à la biomécanique devient rapidement une obsession. Quand elle découvre le Pr Denoix et ses travaux dans une conférence ISELP, c’est la révélation 😍. Les mots lui manquent pour exprimer la joie qui l’anime. Elle retrouve (heureusement !) rapidement la parole pour lui demander comment devenir comme lui et se retrouve ainsi embarquée dans un 2ème internat, cette fois-ci au CIRALE en France. Mais son cœur bat pour quelqu’un resté à 15 000 km, alors elle rentre 🛩 en Australie, abandonnant sans regrets l’idée d’une résidence.


Même si Anushka prend beaucoup de plaisir à travailler en clinique, la maternité chamboule toutes ses certitudes, au point de vouloir abandonner la pratique pour devenir prof de Yoga 🧘‍♀️. Il n’en sera rien (ouf !) grâce aux encouragements bienveillants de son patron de l’époque. Le troisième enfant en route, Anushka et son mari déménagent à Melbourne mais la petite famille se retrouve confinée en guise de crémaillère…et oui, les joies du covid 😷! Elle en profite alors pour traduire le livre 📖 de Jean-Marie Denoix (Biomechanics and Physical Training of the Sport Horse) et se met en quête de quelque chose de plus sensoriel pour compléter son bagage diagnostique. Elle explore ainsi la sensibilité manuelle grâce à la chiropractie (IAVC) et la biomécanique en Allemagne. Elle décrit son approche comme réellement holistique, grâce à un sac à dos de connaissances et de techniques dans lequel elle puise en fonction des besoins de ses patients.


👉 Tour à tour en collaboration puis seule, Anushka n’a de cesse de se réinventer pour comprendre et satisfaire au mieux les attentes de sa clientèle. Si elle nous décrit avec emphase la beauté de son pays et les bienfaits du « bushwalking », elle admet cependant volontiers que les problématiques du vétérinaire 🩺 ne sont guère différentes d’un continent à l’autre (spoiler alert) et que la gestion du temps et du stress sont au cœur des préoccupations, même au pays des koalas 🐨…


🔗 Liens de l'épisode :

Podcasts : https://thevetvault.com/

IAVC : https://i-a-v-c.com/en/home

ABNR academy : https://www.abnr-academy.com/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone


Publié le 21.03.2024 Durée : 108 min Écoutes : 4693

Épisode #68 - Anne-Lise Chaber : One health : une santé, mille projets

Anne-Lise Chaber, vétérinaire experte One health (Liège, 2007) au 🎤 de Sophie.


Faune sauvage, delta de l’Okavango, Emirats arabes unis, Australie… on se croirait en train de feuilleter un exemplaire de National geographic. Pourtant Anne-Lise ne se contente pas de lire et d’écrire, elle agit ! A son niveau, avec conviction et détermination, tel un colibri 🐦 libre mais responsable.


C’est en regardant les documentaires animaliers de la BBC qu’Anne-Lise voit naître sa vocation. Vétérinaire 🩺 lui apparait comme un bon moyen pour contribuer à préserver la Nature et la faune sauvage. Au fur et à mesure du cursus, son projet professionnel se précise : elle veut travailler avec (et pour !) les animaux sauvages 😍, dans leur milieu naturel, et notamment en étudiant les actions humaines ayant un impact sur leurs populations. Elle réalise assez vite que l’impact sur la santé humaine est un argument beaucoup plus percutant pour susciter l’écoute des décideurs politiques et sensibiliser le grand public. Elle poursuit donc un parcours académique 🎓 (Master en faune sauvage à Londres, PHD d’épidémiologie à Liège) pour compléter stratégiquement ses compétences de praticienne.


Anne-Lise fourmille d’idées pour endiguer les différents trafics illégaux d’animaux. Après une première étude sur le trafic intercontinental de viande de brousse entre l’Afrique et l’Europe, elle met le cap ✈️ vers les Emirats arabes unis. Pendant 8 ans, basée à la frontière omanaise, elle multiplie les actions et travaille notamment pour le gouvernement dans le cadre de la gestion des épidémies 🧪 qui touchent le pays. Avec une équipe de plus de 100 personnes, elle assure également le suivi repro d’espèces en danger et gère des programmes de réintroduction d’espèces menacées d’extinction.


Sensibilisée au concept émergent de « One health », elle adhère totalement à cette approche globale des enjeux sanitaires tenant compte des interconnexions entre santé animale, santé environnementale et santé humaine. Mais dans ce domaine, il y a moins de postes à pourvoir que de coussinets sur une patte de tigre 🐅 ! En 2017, les planètes s’alignent et à noël elle saisit une opportunité en Australie 🍀. L’enseignement est un nouveau challenge, un temps mis à mal par les contraintes liées au Covid mais relevé haut la main. Depuis Adélaïde, elle met en œuvre un projet inspiré de celui de Dominique Grandjean sur l’utilisation de l’odorat du chien 🐕 pour détecter le Covid-19 dans la sueur humaine. Elle parvient à déployer des brigades cynophiles spécialisées dans deux aéroports et à l’hôpital pour détecter la fièvre Q (infection à Coxiella birnetii).


👉Aujourd’hui elle partage son temps entre l’enseignement, les recherches sur le terrain et l’administratif. Elle encadre d’ailleurs 5 thèses en ce moment. Si elle se laisse parfois aller au découragement devant l’ampleur de la tache et la lenteur des instances décisionnaires à réagir, Anne-Lise trouve toujours les ressources pour aller de l’avant, étudier, former et informer sur les sujets qui lui tiennent à cœur. Dans la quête de l’équilibre ⚖️ vie pro/vie perso, elle a trouvé le moyen de n’en léser aucune : en étant toujours à 100% ! En tout cas, elle ne se défile pas car comme le mentionne la légende amérindienne du colibri : chacun doit faire sa part, dans la joie et la bienveillance. Son message résonne comme un appel « Soyons tous des colibris ! ».


🔗 Liens de l'épisode :

- https://www.lemonde.fr/podcast-chaleur-humaine/

- livre « Un fauteuil sur la Seine » d’Amin Maalouf

- Projet Nosaïs, Dominique Grandjean

- Documentaires animaliers de David Attenborough


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 14.03.2024 Durée : 92 min Écoutes : 4753

Épisode #67 - Anne-Sophie d'Oléac : Vers le mieux-être professionnel

Anne-Sophie d’Oléac, vétérinaire et coach professionnel (Oniris-ENVN, 2008) au 🎤 de Sophie.


Pour cette lycéenne travailleuse touche-à-tout, l’idée de soigner et de réparer est arrivée sur le tard. Alors après les privations des années prépas, on comprend que Nantes ait le goût de la liberté retrouvée. Il faut tout de même quelques temps pour que la citadine curieuse trouve ses marques hors de la région parisienne mais la vie sur les rives de la Loire a de bons arguments !


Si elle sait immédiatement que la suite sera Canine 🐩ou ne sera pas, cela ne l’empêche pas de s’interroger sur la pratique à la sortie de l’école. Avant de se lancer dans la vie active, elle saisit l’opportunité d’un internat en NAC 🐍, qui répond parfaitement à son besoin de diversité. Elle enchaine un assistanat puis plusieurs remplas dans des structures différentes, ce qui lui permet d’identifier plus précisément ce qu’elle veut faire.

Cinq ans après sa sortie d’école, à l’heure où ses amis se posent, Anne-Sophie continue d’explorer les milles et une facettes de son diplôme. Malgré son enthousiasme et ses efforts, elle ne parvient pas à se départir de l’impression de ne pas être dans le bon costume… Elle se fait épauler par un coach et contacte des vétérinaires en labo. Grâce à ses échanges, elle réalise que chez les vétérinaires, il n’y a pas que les compétences de soignant qui sont reconnues.


Elle délaisse (provisoirement !) la pratique pour accepter un poste de responsable commercial chez Hill’s. Grâce à l’accompagnement financier de son employeur, elle fait un MBA Communication et marketing Santé 🎓sur un an, ce qui lui permet d’acquérir la double compétence nécessaire pour continuer d’évoluer dans de grosses entreprises. Mieux armée pour accompagner les équipes vétérinaires dans le tournant numérique et passionnée par l’expérience client, Anne-Sophie quitte le petfood après 6 ans pour rejoindre la pharma en tant que Business partner chez MSD. Le rythme des déplacements devient rapidement le facteur limitant et elle décide de changer de cap au bout d’un an.


En 2020, elle intègre une école parisienne de coaching intégratif. Cette certification lui permet de prendre une nouvelle dimension. C’est vrai que « coach » est un terme quelque peu galvaudé ; aujourd’hui on peut trouver des coachs pour tout et on attend même parfois qu’ils prennent les décisions à notre place. Pourtant Anne-Sophie a une vision très claire de son rôle : elle est là pour identifier les besoins et accompagner les équipes soignantes dans l’atteinte de leurs objectifs professionnels. Elle met à disposition son expertise pour développer les activités des structures vétérinaires, en travaillant notamment sur les comportements et les répercussions des émotions dans le contexte professionnel.


« Coaching + Pratique » semble être le combo gagnant même si elle ne cache pas que changer de casquette 🧢 est aussi stimulant qu’énergivore. Finalement le parcours d’Anne-Sophie nous prouve une fois de plus que le raisonnement et la méthodologie acquis pendant nos études sont applicables dans bien d’autres domaines et ne se réduisent pas à la démarche diagnostique. En suivant son intuition et en favorisant les connections confraternelles, on peut être plusieurs vétos dans le temps et en même temps ! A bien y regarder, ce diplôme nous ouvre presque toutes les portes, il suffit d’avoir le courage d’y frapper 😉


🔗 Liens de l'épisode :


- https://doceovet.com/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 08.03.2024 Durée : 9 min Écoutes : 5016

Tribune - Marine Slove - Sans nous (les femmes), le monde vétérinaire s’arrête

À mes géniales collaboratrices, d’hier et d’aujourd’hui,

Depuis dix ans, les femmes jalonnent ma vie professionnelle. " Travailler dans une équipe 100% féminine !  Dur… Ça ne se crêpe pas trop le chignon là-dedans ? ". Question courante... Intérieurement, je lève les yeux au ciel. Le sexisme intégré a encore de beaux jours devant lui. Extérieurement, je souris, j’inspire et je tente d’expliquer.


Une féminisation massive et rapide 


Le milieu professionnel dans lequel nous évoluons est fortement féminisé : les femmes représentent 96% des auxiliaires vétérinaires [1]  et 58,6% des praticien·es vétérinaires inscrits au tableau de l’Ordre et cette prédominance s’accentue parmi les moins de 40 ans où nos consœurs atteignent 74,8% des effectifs [2]. Dans l’écosystème de la santé animale au sens large, c’est-à-dire incluant l’industrie pharmaceutique et les petfooder (ou la presse professionnelle pour mon cas), nos interlocuteurs sont bien souvent des interlocutrices. En outre, la profession de vétérinaire, à l’instar des médecins, a connu une féminisation rapide : la première femme diplômée en France est sortie d’Alfort en 1897. Puis, les évènements de mai 68 ont donné une impulsion décisive à la lutte pour l'émancipation des femmes, permettant entre autres à la mixité de s’amorcer dans les professions intellectuelles supérieures habituellement réservées aux hommes. C’est ensuite dans les années 90 que le sex ratio s’est inversé et aujourd’hui, c’est plus de 75% de jeunes femmes qui occupent les bancs de nos écoles. 


Le corollaire… 


Les conséquences de cette féminisation massive et rapide ? Les (vieux) grincheux vous diront que nous les femmes, sommes responsables des changements dans les modalités d’exercice et des désertions du secteur libéral qui causent la pénurie de praticien·ne·s : " elles partent plus tôt le soir, prennent des journées enfant malade, veulent leurs mercredis, elles sont sans arrêt appelés par l’école et passent des coups de fil au pédiatre entre deux consultations " . Vision tronquée et inexacte qui ne prend pas en compte l’inscription d’une réalité dans un phénomène sociologique bien plus large. Il ne faut pas négliger la dangerosité de ces stéréotypes car ils légitiment les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, belles et bien présentes chez les vétérinaires.


Être une femme et travailler 


Pour s’extraire de ces préjugés intériorisés, il faut adresser plus largement le sujet, c’est-à-dire accepter de regarder la partie immergée de l’iceberg et se rendre compte que les femmes effectuent au quotidien, en parallèle de leur vie professionnelle, un travail colossal et invisible constitué non seulement de tâches concrètes mais aussi de travail émotionnel (qui se définit par l’investissement émotionnel qu’on met à se préoccuper des autres : la façon dont on les écoute et dont on s’adresse à eux). Travailler avec des femmes, c’est avant tout travailler avec des  " humains socialisés comme des femmes " , c’est-à-dire à qui on a appris à se soucier des autres, à être " gentilles ", à exprimer leurs émotions, à ne pas protester, à étouffer leur colère et à surtout ne pas trop en demander.


Lire la suite de cette tribune sur Témavet.fr

Publié le 08.03.2024 Durée : 85 min Écoutes : 4986

REDIFFUSION : Épisode #38 - Marie-Claude Bomsel : Itinéraire (extraordinaire) d’une guenon gâtée (Partie 2)

Marie-Claude Bomsel, vétérinaire extra-ordinaire (EnvA 1969) au 🎙 de Marine (Partie 2). 

A la fin du dernier épisode, nous avions laissé Marie-Claude à la ménagerie et voici que nous la retrouvons en plein hiver 1973, ambassadrice du Président Pompidou au pied de la muraille de Chine. Décidément, Marie-Antoinette ne tient pas en place !

En effet, elle fait partie de la délégation officielle chargée de convoyer le premier couple de pandas 🐼 offerts à la France par Mao. Vous vous doutez bien qu’avec Marie-Claude dans l’équipe, l’odyssée est loin d’avoir été un long fleuve tranquille 😉. Aucun avion n’ayant été spécialement affrété pour l’occasion et comme il n’était pas question de leur imposer le stress d’un voyage en soute, c’est donc tout naturellement qu’ils ont pris place dans le fond de la cabine d’un vol régulier Pékin-Paris ✈️. Outre la surprise de découvrir ces VIP (Very Important Pandas) très spéciaux, les autres passagers ont dû subir stoïquement les 15°C de la cabine 🥶 et les conséquences olfactives de leur menu 100% vegan à base de bambou. Autre surprise à l’arrivée, il ne s’agissait pas d’un couple mais bien de deux mâles (comme le suspectait Marie-Claude) dont un malade qui ne survivra d’ailleurs que quelques mois...

De retour de son périple chinois, elle se prête au jeu médiatique, pas pour assouvir un besoin de notoriété mais plus pour répondre aux sollicitations et porter sur le devant de la scène les questions et les problématiques que génèrent la captivité. Elle multiplie les apparitions et les émissions 📺 (Les grosses têtes, C’est au programme, Tant qu’il y aura des bêtes ou encore Ushuaïa). La liberté de parole durant cette période de forte exposition médiatique a sans doute servi la cause qui est la sienne : améliorer les conditions de vie et les soins des animaux en captivité. Après de nombreuses expériences aussi intenses que variées, elle a finalement trouvé sa voie : elle veut faire entendre leur voix. 

Ancrée dans sa plus tendre enfance, la communication avec les animaux a vraisemblablement constitué son fil d’Ariane tout au long de sa carrière. On ne peut d’ailleurs pas parler de son parcours sans évoquer les grands singes 🙈 et plus particulièrement Nénette, cette orang-outan aujourd’hui cinquantenaire, qu’elle a accompagnée depuis son arrivée à la ménagerie et avec qui elle a toujours un lien particulier. 

Bien qu’elle ne reflète pas les valeurs traditionnelles de la société de l’époque, Marie-Claude incarne une femme déterminée et pleine d’audace qui nous offre un témoignage inspirant sur une période charnière dans l’histoire des vétérinaires. On ne peut nier son influence (sûrement inconsciente !) sur la féminisation et la « daktarisation » de la profession ! Directrice de la ménagerie, professeure au Museum national d’Histoire naturelle, vétérinaire ultramédiatisée… si elle fait l’éloge de la richesse de son métier de vétérinaire, elle porte un regard plus critique sur les perspectives à long terme. Solaire, incisive et drôle, elle nous livre une analyse sans concession sur son parcours de haut vol ; attachez vos ceintures et profitez du voyage, l’atterrissage 🛬 est prévu dans 1 h 23 !


🔗 Liens de l'épisode :

– Podcast La Série Documentaire : « Marie-Claude Bomsel : la lionne de la ménagerie » : 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/marie-claude-bomsel-la-lionne-de-la-menagerie-2170465 

– Jane Goodall : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jane_Goodall 

– Dian Fossey : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dian_Fossey 

– Article de Germaine Aziz dans Libération (1996) : 

https://www.liberation.fr/sciences/1996/03/26/depuis-plus-de-vingt-ans-marie-claude-bomsel-est-veterinaire-a-la-menagerie-du-jardin-des-plantes-po_164802/ 


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte :  Marine Slove - Enregistrement :  Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Texte du synopsis :  Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jon

Publié le 01.03.2024 Durée : 61 min Écoutes : 5051

REDIFFUSION : Épisode #38 - Marie-Claude Bomsel : Itinéraire (extraordinaire) d’une guenon gâtée (Partie 1)

Marie-Claude Bomsel, vétérinaire extra-ordinaire (EnvA 1969) au 🎙 de Marine. 

Si rien ne la prédestinait à devenir vétérinaire, son amour des animaux lui en a sans doute insufflé l’envie dès le plus jeune âge et son âme d’aventurière a fait le reste ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que son parcours professionnel atypique est digne d’un scénario d’Indiana Jones, véritable succession d’aventures palpitantes aux quatre coins du monde dont l’épicentre demeure la ménagerie du Jardin des plantes. Si beaucoup d’entre vous la connaissent déjà, elle nous livre ici des anecdotes truculentes sur les coulisses de sa trépidante carrière.

Issue d’un milieu bourgeois versaillais, Marie-Claude grandit au Chesnay au milieu d’animaux en tous genres (corbeaux, chouette, hamsters…). Grâce à une figure maternelle anarchiste et féministe, elle s’autorise à penser que tout est possible en tant que fille, même si elle devra se battre pour obtenir ce qu’elle veut. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles elle a d’abord emprunté les sentiers battus, pour mieux en sortir ! Citadine éprise de nature 🌳, elle choisit vétérinaire par refuge alors même que ce métier jugé « salissant » (et donc inconvenant pour une jeune fille de bonne famille) lui est vivement déconseillé !

Quand elle intègre l’ENVA en 1965, elles ne sont que douze filles dans sa promo, ce qui lui semble déjà beaucoup pour l’époque. Apolitique à son entrée à l’école, elle s’intéresse néanmoins aux débats animés suscités par Mai 68 et se retrouve à battre le pavé et à importer les revendications de la Sorbonne dans l’enceinte même d’Alfort. Au cours de son cursus, elle découvre d’abord la rurale 🐮 à Montmirail (telle Marie-Antoinette aux champs), puis la canine 🐩 auprès d’une clientèle versaillaise dont elle ne partage pas les préoccupations. Fraichement diplômée, elle s’envole avec son futur mari (et néanmoins confrère) pour Calcutta en 1969. Ils passent ainsi plusieurs mois en Inde en pleine période hippie puis elle découvre la République de Centrafrique de Bokassa après un stage au zoo de Vincennes 🐅, avant de rejoindre l’Indonésie où elle est frappée par la beauté inimitable de Dame Nature. 

A son retour, on lui propose un poste d’assistant à la ménagerie qu’elle accepte, bien que le salaire soit très en deçà de la rémunération des vétérinaires en clientèle. Elle est immédiatement séduite par ce lieu aux airs de Petit Trianon : Marie-Antoinette a enfin trouvé son hameau et y pose ses malles ! Celle qui allie la crinière du lion 🦁 au tempérament de lionne découvre la vie et les besoins des animaux en captivité et défriche le terrain notamment en matière d’anesthésie car les publications sont quasi-inexistantes. Pionnière dans ce domaine, elle initie donc un cycle de congrès sous l’égide de l’Allemagne de l’Est, mettant ainsi à profit ses connaissances géopolitiques. Si la ménagerie constitue son quartier général, elle n’en devient pas sédentaire pour autant et va continuer à sillonner la planète et les plateaux de tournage à des fins médiatiques et diplomatiques, toujours au service de l’amélioration des conditions de vie des animaux en captivité. 

→ Nous retrouverons la suite des aventures trépidantes de Marie-Claude dès la semaine prochaine, dans l’épisode 2. Ne ratez pas le vol ✈️, prochaine escale : l’Empire du milieu 🐉!


🔗 Liens de l'épisode :

– Marie-Claude Bomsel : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Claude_Bomsel 

– Nénette : https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9nette_(orang-outan) 


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte :  Marine Slove - Enregistrement :  Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Texte du synopsis :  Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jon

Publié le 23.02.2024 Durée : 76 min Écoutes : 4914

Épisode #66 - Erwann Créac’h : Véto Urg’artiste

Erwann Créac’h, vétérinaire urgentiste et artiste (Oniris-ENVN, 1995) au 🎤de Sophie.

Peut-on devenir vétérinaire par hasard ? Apparemment oui car Erwann avait tout envisagé ou presque à part vétérinaire ! L’année du bac, il a d’ailleurs changé d’orientation tous les mois, au gré de la poésie des intitulés : droit, commerce, diplomatie, ingénieur des eaux et forêts… Grâce à un dossier envoyé au dernier moment sans conviction, il accède à la prépa véto.

Elève consciencieux, il intègre l’école de Nantes mais la satisfaction est de courte durée. Quand il découvre les TP en 2ème année, il prend conscience de ce qu’implique réellement son choix. Comme il n’a aucun autre projet, il ne peut se payer le luxe d’abandonner le cursus vétérinaire 🩺. Après quelques années de figuration, il passe le concours de vétérinaire inspecteur et part à Lyon puis à Bruxelles pour son Service civil. Rédiger des comptes-rendus pour le Comité Vétérinaire Permanent de la Commission Européenne lui permet de découvrir un univers passionnant, surtout dans le contexte tendu de la crise de la vache folle.

Son 1er poste le conduit en Bretagne, à la DSV des Côtes-d’Armor. Malgré la richesse des opportunités de carrière, Erwann ne parvient pas à se projeter. Sur un coup de tête il solde ses congés et part en Indonésie. Le détour par Bali lui insuffle une inconsciente insouciance et à son retour il décide d’explorer de nouvelles pistes, pour laisser s’exprimer son âme d’artiste. Après un court passage au Cours Florent, il expérimente la vie de troupe 🎭mais malgré l’excitation de ses débuts de comédien, ses économies fondent comme neige au soleil… La solution lui apparait alors, limpide : il est vétérinaire, et pas seulement sur un bout de papier ! Erwann fait alors plusieurs stages chez des copains parisiens et devient urgentiste à VetoAdom. En plus des considérations pratiques et de l’adrénaline, ce poste lui apporte la satisfaction d’être enfin à la hauteur de son diplôme, de faire quelque chose de concret, d’utile et de gratifiant 🐶🐱.

C’est l’esprit libre qu’il peut alors se consacrer (à temps partiel 😉) à sa carrière artistique. Après une pièce de théâtre, il se lance dans l’aventure du 7ème art 🎥. Régisseur, assistant sur un long métrage, il cofonde même sa propre société de production. Autodidacte, il produit 2 films engagés, l’un tourné en Iran (Noces éphémères) et l’autre au Burkina-Faso (Paris mon paradis). Mais Erwann a aussi des choses à dire. Il prend donc la plume d’abord pour raconter son quotidien loufoque de vétérinaire urgentiste dans un livre 📖 (Carnivores domestiques) pour lequel il reçoit le Prix 30 millions d’amis des mains de Michel Houellebecq et ensuite pour un premier roman (La montée des marches) dont la sortie est malheureusement fortement impactée par le covid. Aujourd’hui il écrit ✍️ des chansons, explorant avec ses mots les relations homme-femme, tour à tour avec humour ou gravité.

👉 Acteur, écrivain, metteur en scène, réalisateur, auteur, danseur… Si Erwann n’a pas eu la carrière d’astronaute dont il rêvait, la vie lui a quand même mis des étoiles plein les yeux 🤩!  Toutes ces expériences artistiques ont sans doute nourri le vétérinaire qu’il est devenu. Il estime d’ailleurs avoir plus de messages à recevoir qu’à délivrer. A l’approche de la cinquantaine, il lui semble primordial de rester au contact et à l’écoute 👂des jeunes générations. Pour ne pas rester en marge de la société, mais surtout pour s’imprégner de leurs influences inspirantes.


🔗 Liens de l'épisode : 

https://www.youtube.com/@ErwannCreach

https://www.vetoadom.com/

https://www.linkedin.com/in/erwann-cr%C3%A9ac-h-66a97261/

– Livres : Carnivores domestiques et La montée des marches


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone


Publié le 16.02.2024 Durée : 89 min Écoutes : 7112

Épisode #65 - Jennifer Blondeau : Véto grandeur Nature

Jennifer Blondeau, vétérinaire baroudeuse au milieu du bush (Liège, 2010) au 🎤 de Sophie.

Ses premiers contacts avec les animaux ont lieu dans la ferme de ses grands-parents et tout de suite vétérinaire s’impose comme le seul choix professionnel possible. Pourtant, son amour pour les animaux sauvages se renforce avec « Le roi lion » et « Sauvez Willy » (des rèf qui parlent encore aux trentenaires 😉) et très vite Jennifer réalise qu’elle aimerait les approcher mais pas forcément au bloc, plutôt dans leur milieu naturel. Ethologue, biologiste… d’autres projets germent dans son esprit d’adolescente mais aucun n’est aussi tenace que son idée première. Elle quitte donc Marseille pour saisir l’opportunité vétérinaire belge 👩‍🎓!

Pendant ses études, son père est muté en Afrique du sud, ce qui lui permet de découvrir le pays. Devenir spécialiste de la faune sauvage serait-il LE bon plan pour concilier l’amour 😍 de ces grands espaces et son métier de vétérinaire ? Elle enchaine donc les stages dans cette optique, d’abord auprès d’un vétérinaire sud-africain puis dans deux parcs zoologiques en France et aux Etats-Unis. Ces expériences ont nourri sa fascination d’approcher de tels animaux mais ont également suscité un questionnement sur leur captivité. Si elles ont aboli la distance, elles ne lui ont pas permis de trouver du sens car ce que veut réellement Jennifer, c’est être utile aux animaux sauvages et les côtoyer dans leur habitat naturel.

Après un an d’internat en canine 🐶 pour approfondir ses connaissances, elle retourne en Afrique du sud comme bénévole 📷 auprès d’une association. Une parenthèse enchantée de 5 mois au milieu du bush pour étudier la dynamique des populations d’éléphants 🐘 et favoriser une cohabitation pacifique de ces géants attachants avec les communautés locales vivant en bord de réserve. Mais ce bénévolat ne peut durer éternellement et le diplôme français n’étant pas reconnu en Afrique du sud, Jennifer doit choisir : soit passer l’examen 🎓 pour obtenir le droit d’exercer soit rentrer en France.

Normandie, terre d’accueil : la voici donc de retour sur les terres familiales, laissant derrière elle avec regret éléphants, léopards 🐆 et autres merveilles de la brousse. Après 3 ans en canine, elle postule au CNITV et obtient un poste mixte incluant la gestion d’appels téléphoniques 📞, la formation d’étudiants et surtout la participation à un programme de réintroduction des vautours. Son intérêt pour la formation et la transmission la conduit à répondre à une annonce de formatrice pour les ASV à Aix-en-provence. Son poste de chef de projet en e-learning la passionne et lui permet de faire des voyages réguliers en Afrique du sud.

Et un jour, il faut prendre une décision. On lui propose un poste permanent sur place @elephantsalive. Va-t-elle enfin sauter le pas ? Ecouter ses envies plutôt que ses angoisses ? Choisir la vie sauvage qui la fascine et délaisser la pratique ? Parvenir à assumer qu’elle est et sera toujours vétérinaire 🩺, même si elle n’exerce pas dans une clinique ? C’est ce que vous découvrirez en écoutant son récit passionné qui fera sans doute écho à bon nombre d’entre nous 😉

👉Qui n’a jamais rêvé de soigner un lion 🦁 ou d’approcher une girafe 🦒 ? Qui n’a jamais ne serait-ce qu’imaginer toucher un éléphant ou un rhinocéros ? Et pourtant on ne passe pas si facilement du rêve à la réalité. Il ne suffit pas de croire en ses rêves, il faut savoir saisir sa chance et même parfois la provoquer ! Jennifer est sûre d’une chose, c’est que pour ne pas avoir de regrets il faut agir et ne pas s’empêcher soi-même. La route est belle, même si elle est sinueuse… et surtout quand elle traverse la brousse !


🔗 Lien de l'épisode : 

https://elephantsalive.org/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone


Publié le 09.02.2024 Durée : 68 min Écoutes : 7388

Épisode #64 - Pol Grosfilley : Des ordonnances à la finance

Pol Grosfilley, vétérinaire en école de commerce (Oniris-Ecole vétérinaire de Nantes, 2022) au 🎤 de Marine.

Dans un monde idéal, il aurait été cavalier professionnel. Mais pour concilier ses envies, sa passion et les attentes familiales, Pol est devenu vétérinaire🩺. Après 3 années de prépa dont il garde d’excellents souvenirs (il a même réussi à continuer à monter à cheval !), il intègre l’école de Nantes. L’angoisse qui le saisit à l’annonce des résultats (pourtant positifs) va le tenailler plusieurs mois après la rentrée. Un sentiment de vide qui pourrait être un simple contrecoup ou un début de burn-out. Il doit son salut à ses parents qui avaient négocié un cheval en cas de réussite au concours et qui ont honoré cette promesse dès la première année.

S’il fait partie des générations d’étudiants malmenés par la pandémie, il est cependant assez privilégié. Le Covid en 3ème année est un moindre mal 🥳 car la vie en coloc dans une maison avec jardin permet de prendre les choses plus sereinement et de moins ressentir la solitude. A cette époque, le chemin semble tout tracé : Pol va exercer en équine🐴, nul besoin d’anticiper ou de se projeter. Pourtant, le stage de 5ème année suscite de nombreuses interrogations. Le rythme intense et le contexte complexe posent question : est-ce que la vie de ces praticiens équins lui fait vraiment envie ? Finalement pas tant que ça… il réalise qu’il ne veut pas d’une vie 100% cheval et que le côté sportif prime sur l’aspect médical. Le besoin de variété 🌏 est le plus fort, même s’il doit affirmer ce choix et faire valoir ce changement d’orientation.

Influencé plus ou moins consciemment par le double cursus maternel (médecine + école de commerce), il interrompt ses démarches de recherche d’internat et intègre l’EM Lyon pour deux années de Master. Là encore, il décide de tracer son propre chemin et prend une année de césure. Mû par une envie de comprendre le système de l’intérieur, il effectue un premier stage en banque d’affaires 💵 et un second dans un groupement de cliniques afin d’acquérir de nouvelles compétences pour construire son futur projet vétérinaire. Pourtant Pol n’a pas complètement renoncé à ses premières amours puisqu’il est encore vétérinaire réserviste pour une antenne militaire de plus de 200 chevaux 🐴. Ce soutien ponctuel (de 3 à 90 jours par an) apporté aux vétérinaires titulaires est fonction de l’adéquation entre leurs besoins et les disponibilités de Pol mais cela lui permet tout de même de garder un pied dans la pratique !

👉Toujours en quête de diversité et de nouveauté, Pol chasse l’ennui de la routine, même pendant ses vacances ! En partant avec l’association Objectif Science International, il contribue à faire avancer des projets scientifiques d’envergure tout en découvrant la faune et la flore de destinations qui font rêver : le Kirghizstan à cheval à la recherche de la panthère des neiges🐆, l’étude du comportement des dauphins 🐬au large de Tahiti… En refusant de choisir une seule et unique voie, Pol a l’agréable sensation de ne devoir renoncer à rien et ça lui va bien !


🔗 Liens de l'épisode : 

https://em-lyon.com/

https://www.vacances-scientifiques.com/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Marine Slove - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone


Publié le 02.02.2024 Durée : 90 min Écoutes : 7745

Épisode #63 - Jean-Michel Denis : La force du destin

Jean-Michel Denis, vétérinaire insulaire (ENVT, 1995) au 🎤de Sophie.

Si Jean-Michel n’a pas de souvenir précis sur l’origine de sa vocation, peut-être est-ce parce qu’il est né avec ? Car s’il a testé de nombreux sports, essayé différents instruments, la volonté de devenir vétérinaire 🩺 fut sans doute la seule constante de sa vie d’enfant et d’adolescent. Malgré un parcours scolaire plus que chaotique, il a toujours réussi à tirer son épingle du jeu, parfois au dernier moment et grâce à de petits coups de pouce du destin. Pour celui qui a obtenu son bac au rattrapage et qui n’avait aucune prédisposition pour les maths et la physique, la prépa ne représentait pas une marche à gravir mais bien l’Everest 🏔 à escalader ! Et pourtant il intègre Toulouse et fait enfin ce qui l’intéresse vraiment. Il parvient même à redoubler sa 2ème année et partir en Erasmus à Barcelone !

Pour cet enfant fasciné par le vivant, qui offrait une sépulture aux fourmis, il n’est pas étonnant que le parcours professionnel commence en Guyane, sur une île 🏝 à la biodiversité menacée. La criminalité grandissante le contraint néanmoins à rentrer en métropole, mais accompagné de l’infirmière de la base scientifique où il travaillait ! En 2001, après 3 ans dans les Landes, l’isolement étant trop difficile à vivre pour sa femme, ils saisissent l’opportunité d’aller travailler à La Réunion. Ce qui devait être un interlude d’un an s’est rapidement transformé en projet de vie. Bovins🐮, chevaux🐴, serpents venimeux 🐍et même crocodiles🐊, rien ne fait peur à Jean-Michel qui possède une véritable connexion avec l’ensemble du règne animal.

Associé au bout de 3 ans, il contribue à faire évoluer la structure qui l’a accueilli, en un groupe très dynamique de 6 cliniques 🤩. Dans ce nouveau modèle, le point fort est la mise en réseau des compétences et du matériel. Les 6 associés n’hésitent pas à faire appel à des coachs en entreprise pour optimiser leur fonctionnement d’équipe et reviennent se former en métropole à tour de rôle pour pouvoir ensuite mutualiser les nouvelles compétences acquises. Après les ressources humaines, les recouvrements et les contentieux, les enjeux de Jean-Michel pour 2024 concernent davantage la communication : passer du savoir-faire au faire savoir.

Sans oublier les objectifs sportifs car Jean-Michel pratique la Force Athlétique 🏋️en compétition et prépare les championnats du monde en octobre prochain. Et avec succès car après seulement 6 années d’entrainement et malgré une spondylarthrite ankylosante invalidante, il est double champion de France et médaillé de bronze 🥉aux championnats d’Europe de 2021. Cette discipline de force s’apparente à l’haltérophilie, avec des mouvements moins techniques mais des charges plus lourdes. En plus de toutes les autres vertus de ce sport, c’est surtout le meilleur moyen pour Jean-Michel de faire taire son mental🧠, ce qui n’est pas chose aisée !

👉Sportif accompli certes, mais qui pratique aussi bien le développé couché que « l’art du doute ». Fervent adepte de la zététique, Jean-Michel prône la nécessité de douter de tout, par principe. Loin de nier l’évolution des connaissances et l’importance des données théoriques (il a d’ailleurs un CES d’hémto-bioch), il insiste quand même sur l’intérêt de parvenir à faire une synthèse entre théorie et pratique car l’expérience clinique est un bagage à porter avec fierté. Et bien qu’il pratique une discipline de force avec son corps, son esprit est dans l’accueil car dans les relations humaines, « l’écoute est bien plus bénéfique que l’affrontement ».


🔗 Liens de l'épisode : 

https://www.soveto.fr/

https://www.facebook.com/lafournaiselifter/?locale=fr_FR


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone


Publié le 26.01.2024 Durée : 79 min Écoutes : 8582

Épisode #62 - Mihaï Guzu : Les dents du bonheur

Mihaï Guzu, vétérinaire stomatologue (Liège, 2013) au 🎤 de Sophie.

Il est l’un des 5 vétérinaires français diplômés de l’EVDC et pourtant Mihaï aurait dû être ingénieur. Le destin s’est sans doute joué dans l’enfance pour ce jeune roumain dont la famille a traversé une partie de l’Europe pour trouver refuge à Bourges. Confronté à l’impuissance 🤔d’une équipe médicale démunie devant la tumeur de la mâchoire dont souffre son chat😿, il rêve de pouvoir faire plus. Pourtant il entreprend des études d’ingénieur. C’est un livre qui va le ramener sur sa trajectoire, dans sa quête de sens, vers un métier plus grand, qui lui permet aujourd’hui de réaliser son souhait d’enfant : restaurer le confort des animaux qui souffrent en silence.

S’il ne garde pas un souvenir impérissable de ses études à Liège, il s’implique quand même dans la vie associative. Il multiplie les stages à Advetia, quand ça n’était encore qu’une « petite » structure de référés et pas le CHV d’aujourd’hui. Après un internat à Alfort notamment pour combler quelques lacunes en médecine interne, Mihaï exerce deux ans en canine 🐶🐱. Rétrospectivement, il ne peut que constater l’avantage indéniable qu’a constitué ce bagage clinique avant de se lancer dans une spécialisation. Et il n‘a pas fait les choses à moitié : 3 DU et une résidence, what else ?!

Paradoxalement, cette spécialité très développée en humaine, est peu représentée en médecine vétérinaire et semble souffrir d’un manque d’attractivité, couplé à un déficit de formation initiale. L’enseignement académique est plus poussé au Royaume-Uni ou en Belgique… Rien n’a entravé le parcours d’excellence 🎓 de Mihaï dont la récompense ultime reste la satisfaction des propriétaires. Son attrait pour la technicité du geste et sa soif de connaissances ont été comblés par cette discipline aussi passionnante que méconnue. Car, ne vous y trompez pas, la stomato va bien au-delà du combo détartrage-extraction dentaire ! Parodontologie, greffe osseuse, attelle interdentaire… c’est presque de la poésie quand il en parle 😉

Comme on a pu l’entendre avec Alexis, la formation pratique varie beaucoup en fonction des espèces. Mihaï se cantonne donc aux carnivores domestiques, bien que cela lui ait ouvert les portes de la faune sauvage ; il est déjà intervenu sur une panthère🐆 et un rhinocéros🦏 ! Il apprécie d’ailleurs la liberté de travailler dans une grosse structure, pionnière dans le domaine et encore indépendante. Les chaines de cliniques représentent l’une des voies de développement de cette spécialité, à l’instar de ce qu’on observe dans d’autres pays. Comme toute nouveauté, il ne s’agit pas de la nier ou de la rejeter en bloc mais bien d’essayer d’en limiter les éventuelles dérives par un cadre règlementaire adapté. L’environnement sociétal évolue, les structures de soins doivent s’adapter aux nouvelles attentes, en gardant l’animal et ses besoins en matière de santé au cœur des préoccupations. Son conseil de spécialiste 🩺 : référer le plus tôt possible pour optimiser le parcours de soin et améliorer la satisfaction client !

👉 Pour celui qui n’a jamais renié son côté artiste, le dessin a toujours été une échappatoire. Les dessins d’enfant ont laissé la place aux dessins techniques puis aux schémas d’anat ✍️ que Mihaï prend plaisir à partager dans des publications. Alors pour les jeunes diplômés avides de formation, il ne ménage pas ses encouragements : « allez au bout de vos envies, suivez les cursus de spécialisation même les moins répandus et surtout n’abandonnez pas trop vite ! ».


🔗 Liens de l'épisode : 

– Livre « Le puma blanc », Ronald Douglas Lawrence

Épisode Alexis Leps #52

https://www.advetia.fr/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 19.01.2024 Durée : 73 min Écoutes : 8627

Épisode #61 - Benjamin Dufour : Croc and roll

Benjamin Dufour, vétérinaire rockeur entrepreneur (Liège, 2008) au 🎤 de Sophie.

Vous brûlez de savoir comment jongler entre une activité de référés en orthopédie, une usine de petfood et la scène des plus grands festivals de rock 🎸? Benjamin vous confie ses petits secrets pour concilier les attentes d’une clientèle, de l’entreprise familiale et d’un public averti !

Pour la majorité d’entre nous on parle de vocation, pour Benjamin il s’agit presque d’une illumination ! Comme sa passion survit aux tumultes de l’adolescence, il entreprend des études de vétérinaire 🩺 à Liège, tant pour le côté convivial 🥳que pour l’aspect pratique de pouvoir y réaliser l’ensemble de son cursus.

Les premiers pas en clientèle se font en France, lors d’un rempla en zone frontalière. Mais il s’installe rapidement dans le cabinet de sa belle-mère et fait évoluer la structure. Après 5 ans de pratique, il décide d’arrêter la partie équine pour se laisser l’opportunité de développer sa vie de famille en parallèle de la canine. Après un CES d’orthopédie à l’ENVT, sa clientèle se compose désormais de cas référés.

En 2013, il a un déclic grâce à une cliente historique qui lui demande des comptes sur l’alimentation de son animal. D’abord irrité de devoir se justifier à propos d’une situation sur laquelle il n’a pas d’emprise, Benjamin en profite pour remettre en question la gestion vétérinaire de l’alimentation de nos animaux de compagnie 🥦 et partir en quête d’une solution satisfaisante pour se « réapproprier » la légitimité en nutrition.

Dans ce marché gigantesque et toujours attractif qu’est le petfood, le projet qu’il a en tête est de monter une start-up à petite échelle mais avec des velléités de « peser dans le game » ! Il veut mettre en avant une marque qui tienne compte des besoins de santé des animaux, tout en répondant aux enjeux économiques et écologiques d’aujourd’hui. Le challenge est double car il faut également fournir des infos de qualité pour répondre aux exigences des propriétaires souvent perdus dans la jungle des marques et des arguments marketing.

C’est chose faite avec Sanalio, qui propose un aliment complémentaire (car il faut ajouter une source de protéines) pour chiens 🐶 sous la forme d’un muësli d’une quinzaine d’ingrédients. Cette ration complète et équilibrée une fois les protéines ajoutées 🥩 se veut adaptable en fonction des besoins des animaux et pratique pour les vétérinaires. Cette entreprise familiale possède sa propre ligne de production, pour une maitrise totale du process de fabrication. Même s’il n’est pas toujours facile de travailler avec ses proches, le soutien et la bienveillance qui cimentent leur (petite !) équipe leur permettent d’envisager à moyen terme des perspectives de développement géographique, avec une possible ouverture au marché européen.

👉Perfectionniste dans son travail, Benjamin n’a pourtant jamais renié son côté artistique. Parfait exemple du fait que notre métier ne nous définit jamais complètement, à ses heures perdues (si si, il doit y en avoir quelques-unes !), il n’hésite pas à troquer sa blouse 🥼 pour son blouson de cuir et continue de se produire avec son groupe pour des concerts ou lors de festivals. Il a même partagé la scène avec TRUST ou encore Claudio Capéo. Pleinement épanoui, il semblerait bien que ce vétérinaire artiste ait trouvé sa recette du bonheur !


🔗 Liens de l'épisode : 

https://www.sanalio.bio/fr/

https://www.totalfoutrock.be/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 12.01.2024 Durée : 64 min Écoutes : 5899

REDIFFUSION : Épisode #50 - Hackavet : les idées d'aujourd'hui font les solutions de demain

Maxime Lachérade et Louis Petton, étudiants vétérinaires et entrepreneurs (ENVA, 2024) au 🎤 de Marine.

Un duo : une première dans Vet’o micro ! Maxime et Louis, étudiants en 5ème année, ont transposé avec brio le concept du Hackathon au milieu vétérinaire en fondant Hackavet, premier marathon de la réflexion 💭 pour étudiants destiné à faire émerger des solutions concrètes aux problématiques majeures de l’écosystème vétérinaire.

À les écouter, on peut être sûr d’une chose : ils étaient faits pour se rencontrer ! Ils ont su exploiter leur complémentarité à bon escient, sans jalousie ni ego mal placé. Si leurs nombreux points communs les ont rapprochés, leur motivation a fait le reste. Ils intègrent l’ENVA en 2019 et s’impliquent avec ferveur dans la vie étudiante 🥳. Quand Maxime se découvre une passion pour l’évènementiel et prend des responsabilités au sein de la BnVA puis du Comité Accueil, Louis n’est pas en reste avec la présidence de la Junior Entreprise Provéto. Les apprentissages de cette expérience associative leur seront sans doute profitables dans leur futur professionnel. Ils les ont d’ores et déjà mis au service de leur association : Hackavet, avec en filigrane, l’envie de donner des clés 🗝 pour susciter et développer la fibre entrepreneuriale dès l’école vétérinaire.

La genèse du projet remonte au constat alarmant fait à l’issue des résultats d’évaluation des enseignements : 1/3 de leur promo se sent mal… Devant ce mal-être ambiant, Maxime et Louis décident d’accompagner les étudiants par le biais d’un grand jeu concours 💡. De l’idée à la réalisation il faut quand même compter quelques mois ; soit le temps nécessaire pour préciser les contours du concept, réunir une équipe et fédérer tous les acteurs autour du projet. Car pas question d’être des électrons libres, ils veulent obtenir le soutien de l’ensemble de la profession. Grâce à leur ténacité et leur professionnalisme, l’ENVA met à leur disposition l’AGORA pour accueillir la première édition d’Hackavet. 

Le temps d’un week-end, des équipes mixées de 5 participants d’horizons et de profils différents vont élaborer des solutions concrètes innovantes à des problématiques dans 3 domaines (Ecologie, Relations humaines, Technologie). Les étudiants, encadrés par des mentors vétérinaires et non-vétérinaires, ont donc 48h ⏳ pour exposer un projet construit. Alèses réutilisables, gestion du deuil, carnet de santé digitalisé… au-delà des vainqueurs 🏆 de chaque catégorie, de nombreux projets suscitent l’engouement de la communauté. Les retours sont unanimes et tous élogieux ! Cet élan de confraternité s’est révélé être un formidable vecteur de confiance pour tous ces étudiants en mal de reconnaissance et de légitimité. L’asso va rester aux mains d’étudiants, mais les co-fondateurs resteront très impliqués. Ils souhaitent d’ailleurs que les prochaines éditions soient plus cosmopolites (la première a rassemblé des étudiants de 10 ENV à travers l’Europe)

👉L’entrée dans la vie active approche à grands pas et là encore Maxime et Louis partagent une vision commune de leur futur : l’envie d’entreprendre doit servir leur pratique et réciproquement. Curieux, polyvalents et dotés d’une forte conscience écolo, ces dignes représentants de la « Gen Z » n’envisagent pas le travail comme une fin en soi. L’essentiel, à la fin de la journée, c’est de pouvoir constater que leur travail a eu un impact positif sur leur entourage, leurs clients et sur l’ensemble de la société. Et pour cela, ils s’emploient dès à présent à faire évoluer l’écosystème vétérinaire 🩺, pour le bien de tous et par l’implication de chacun.


🔗 Liens de l'épisode :

The Myers-Briggs Company 

Miro 

Hackavet 

Hackavet : d’une idée simple à un projet fou ! 

Hackavet, l’hackathon vétérinaire… 


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte :  Marine Slove - Enregistrement :  Marine Slove -  Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone