Se connecter

Par Sophie Wilford et Marine Slove

Podcast conversationnel long format, disponible tous les vendredis sur toutes vos plateformes d’écoute préférées.

Parce qu’il y a mille façons d’être vétérinaire.

Vet’o micro, c’est le podcast qui rend la parole aux vétérinaires et nous permet enfin de livrer notre propre regard sur la profession, même s’il diffère parfois de la version idéalisée bien ancrée dans l’imaginaire collectif. Vous entendrez ici à nos micros des consœurs et des confrères, praticiens ou non, se confier sur une tranche de leur existence et interroger leur quotidien professionnel. Nous avons voulu ici nous raconter tels que nous sommes, parler de notre rapport au métier mais aussi et avant tout de notre rapport à la vie.

Publié le 10.05.2024 Durée : 97 min Écoutes : 2431

Épisode #73 - Patrice Gautier : Terre et Maire

Patrice Gautier, vétérinaire et maire (ENVN, 1995) au 🎤de Sophie.


Si les ponts du mois de mai nous invitent au voyage🛩, nous n’aurons pourtant pas tous la chance de faire tamponner notre passeport… Gardez le moral car Patrice vous propose de l’accompagner dans son périple rétrospectif à travers le globe ! En 25 ans d’expérience et plus de 50 pays parcourus, il n’a pas seulement découvert le monde, il a aussi exploré de multiples facettes du métier de vétérinaire. Laissez-vous porter par ce doux vent de Suroît 💨qui va vous pousser jusqu’au petit village d’Evran dans les Côtes d’Armor, après vous avoir transporté à travers l’Angleterre, le Rwanda, le Vietnam, la Corée ou encore la Cisjordanie.


Avec des parents éleveurs 🐮et un oncle vétérinaire, le contact avec les animaux a été immédiat et intense pour Patrice. Conscient dès l’adolescence des enjeux et des problématiques auxquelles est confronté un vétérinaire en rurale, c’est en connaissance de cause qu’il présente le concours. Une petite année de prépa suffit pour intégrer l’école de Nantes où il prend rapidement ses marques d’ailleurs, même en dehors des amphis 😉 Bénévole à l’imprimerie pour la ronéo, responsable du Bar puis président du BDE, Patrice se nourrit des liens créés pendant ses études 🥳 (Épisode #58 Isabelle Lussot-Kervern, Épisode #34 - Stéphane Houdet).


Avec son diplôme en poche, un an d’assistant en canine et quelques remplas, il prend son envol outre-manche afin d’y effectuer son service national pour le compte de Rhône-Mérieux. Après 18 mois, il revient (bilingue !) en France au département des essais cliniques à Toulouse. Mais après un semestre, la fusion avec Merck redistribue les cartes et Patrice retourne en Angleterre, cette fois au centre européen de recherche de Pfizer.

Le lien avec l’animal s’étant irrémédiablement distendu au fil des années, Patrice envisage de s’installer dans un nouveau pays. Son profil et son expérience en porcine 🐷 lui permettent de décrocher un poste à VSF. C’est donc au Vietnam qu’il entame le nouveau millénaire, faisant fi du salaire revu à la baisse et de la barrière de la langue. Rapidement, les premières crises d’Influenza aviaire 🦆 en Asie remodèlent les contours de son poste et son périmètre d’action. En 2007, il commence à travailler pour l’OIE tout en poursuivant son intégration vietnamienne.


Rattrapé par des considérations de chef de famille (pollution, coût de la vie, système scolaire…), Patrice rentre en France pour y être élu maire (sans étiquette) quelques mois plus tard. Réélu en 2020 pour un 2ème mandat, il s’investit pleinement pour mener à bien des projets dans de nombreux domaines (santé, urbanisme,culture). Si les lenteurs administratives et le COVID mettent un terme à ses missions avec l’OIE, Patrice rejoint le SIVEP en 2021 pour accompagner le Brexit. En assurant un contrôle sanitaire rapide et rigoureux des animaux et des denrées alimentaires en provenance du UK, il continue d’agir pour la santé publique.


👉Pour ce chasseur de routine, celui pour qui exercer plusieurs fonctions en même temps est un équilibre ⚖️ autant qu’une évidence, l’heure du bilan (de compétences !) est venue. De nouvelles idées plein la tête, Patrice est plus apaisé mais toujours à la recherche de nouveaux défis. Après avoir été « des vétérinaires », il se sent toujours véto 🩺aujourd’hui, même si c’est par le prisme de la santé publique, même si une distance s’est installée avec la clientèle, même si la pratique ne lui manque pas viscéralement…


🔗 Liens de l'épisode : 

- https://www.woah.org/

- https://www.avsf.org/

- https://agriculture.gouv.fr/importation-de-produits-animaux-danimaux-vivants-daliments-pour-animaux-et-de-vegetaux


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique :  Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 02.05.2024 Durée : 105 min Écoutes : 3886

REDIFFUSION : Épisode #44 - Sophie Wilford : Le monde (vétérinaire) de Sophie

Sophie Wilford, vétérinaire multicasquettes (Liège 2007) au 🎙 de Marine


La plupart d’entre vous connaissent Sophie, ou du moins sa voix puisqu’elle a mené l’interview de nombreux invités de ce podcast. Il nous paraissait donc légitime de lui donner à son tour la parole, et vous allez voir qu’elle a des choses à dire !


Pour cette anglo-belge bercée par les chroniques de James Herriot (jeune véto de campagne des années 30), le métier de vétérinaire 🩺 est une évidence dès l’enfance. Après 3 ans à Namur, 3 ans à Liège et de nombreux stages, elle entre dans la vie active en clientèle mixte au Royaume-Uni. Après une première expérience décevante, elle trouve un poste dans une structure CN/EQ à l’esprit familial et bienveillant, typique de l’approche anthropomorphique anglosaxonne des soins vétérinaires. Elle y acquiert confiance et esprit d’équipe dans une ambiance stimulante et confraternelle.


Forte de ce bagage pratique, elle envisage de poursuivre sa formation en équine. Tandis qu’elle postule pour un internat 🐴, elle part faire du volontariat ✈️ avec son mari dans de lointaines contrées, pour assouvir un désir d’aventures. La Thaïlande puis le Pérou 🦙, lui montrent un autre visage du métier de vétérinaire ; pour faire face aux problématiques avec les moyens du bord, il faut faire preuve de débrouillardise et de pragmatisme. A son retour, elle profite pleinement de son clinicat au pays de Galles car elle a déjà une bonne expérience terrain.


Dans la continuité, elle intègre la résidence de médecine interne en équine au Royal College of London. Mais là les choses se gâtent… guerres intestines, stress et angoisses transforment ces 3 années de spécialisation en long calvaire 😰. Elle doit faire face à une situation complexe à la fois professionnellement et personnellement. Malgré une chute vertigineuse d’estime de soi et un divorce, elle s’accroche pour aller au bout du cursus. Elle n’hésite pas à faire des emprunts pour s’octroyer des pauses salvatrices en choisissant des stages au bout du monde. Il n’y a pas à dire, la néonat’ en Australie 🐨 a un petit parfum d’exotisme ! Epuisée moralement et physiquement, elle diffère le passage du Board et quitte à contre cœur le secteur libéral pour le secteur privé.


Son entrée chez Audevard marque un virage à 180°. Estimée pour ses compétences, elle retrouve des horaires décents et le plaisir indicible d’une pause dèj 🍽! Au bout de 3 ans, elle se décide à passer le Board. Avec une volonté de fer, elle s’astreint à réviser✍️ tous les soirs et les week-ends pendant 6 mois. Et même si elle s’est éloignée de la pratique, sa ténacité est couronnée de succès 🎉. Les ambitions du laboratoire évoluent et ses envies aussi. Elle brigue de nouvelles fonctions au marketing. Sa soif d’apprendre, inextinguible, la pousse à entreprendre un MBA, pour acquérir des compétences commerciales et mieux appréhender les rouages de l’entreprise. Après 5 années, Sophie quitte le secteur privé pour l’entreprenariat mais le covid s’invite dans l’équation.


Son projet de télémédecine en équine voit le jour quelques mois plus tard. L’essence de See my vet est d’améliorer le quotidien des vétérinaires, ce qui implique d’aller bien au-delà d’une appli. Elle poursuit donc dans cette voie au sein du groupe QOVETIA, à plus grande échelle. Parallèlement, elle rejoint l’équipe de Vet’o micro, pour notre plus grand plaisir (et le vôtre j’espère !). Un burn-out l’avait malheureusement tenue éloignée des ondes ces derniers mois mais son sourire et son énergie sont déjà de retour comme vous allez le constater en l’écoutant.


🔗 Liens de l'épisode : 

- See my vet   

- Les podcasts d'Émilia .

- Interview de Sophie sur TÉMAvet


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique :  Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 25.04.2024 Durée : 79 min Écoutes : 5695

REDIFFUSION : Épisode #43 - Anne-Sophie Richard : La veto è bella

Anne-Sophie Richard, vétérinaire globetrotteuse (ENVA 2013) au 🎙 de Marine.


Envie d’évasion et de dépaysement ? Anne-Sophie vous emmène en voyage à travers la France, l’Europe et l’Asie ; vous serez conquis par ses anecdotes et son franc-parler !


Pour celle qui se rêvait biologiste marine étudiant les dauphins 🐬aux 4 coins des océans, vétérinaire n’a été qu’un prétexte pour prendre soin des animaux. Après une prépa à Reims, elle intègre Alfort et profite pleinement de sa scolarité entre son cocon alfortien et les joies de la vie parisienne. 


Elle commence rapidement les remplacements et devient même pigiste pour rembourser son prêt étudiant. Elle trouve un premier poste en canine à Nancy, puis un second dans les Vosges dans une clinique mixte. Mais l’envie d’ailleurs est omniprésente et à force d’écumer les petites annonces pendant le brunch dominical, l’aventure se concrétise enfin… en Asie ! Les planètes s’alignent 💫 et son mari décroche une bourse pour aller faire un stage à l’étranger à l’Institut Pasteur, dans le cadre de son master en épidémiologie des maladies tropicales. Alors sans transition, ils s’envolent ✈️ pour le Cambodge.


Elle trouve rapidement du travail auprès d’un véto occidental installé là-bas. Aucun problème pour exercer dans cette partie du monde où la profession n’est d’ailleurs pas règlementée. Les journées sont très similaires à celle d’un praticien en France, bien que le décor soit différent. Les patients aussi, puisque les chats et les chiens côtoient toutes sortes d’animaux exotiques : perroquets, singes 🙊, hérisson albinos, et cafards ! Elle s’aventure même au milieu de la jungle pour faire des prélèvements et établir un protocole de suivi pour les éléphants 🐘 d’une association. C’est une pause incroyable, hors du temps, dans un pays à la marge du monde occidental mais malgré des facultés d’adaptation exceptionnelles (et l’aide ponctuelle de Google Trad !), c’est un véritable choc des cultures. 


Le "projet enfant" signe donc leur retour en Europe et là encore la chance s’en mêle 🍀. Son mari obtient un poste à la FAO et Anne-Sophie accouche à peine 3 semaines après leur arrivée à Rome. Pendant la durée des procédures administratives nécessaires pour faire reconnaître son diplôme, elle prend des cours d’italien et traque les bons plans sur les groupes FB de femmes d’expats. Elle trouve un poste en canine mais la réalité du terrain n’est pas aussi réjouissante que la vie romaine : horaires pénibles, travail le dimanche, salaire bas…

Puis, le confinement marque leur retour en France et la Bretagne s’impose tout naturellement 😍 pour des raisons pratiques et affectives. Nouveau poste, nouveaux horaires, nouvelle vie de famille et nouveaux projets. Après deux rendez-vous manqués depuis son inscription sur liste d’attente en 2015, elle commence son CES d’hémato-bioch en 2021. Accomplie et épanouie, elle ne peut cependant s’empêcher de rêver à la découverte de nouveaux horizons. Un prochain départ n’est peut-être pas si loin…


👉Alors pour celles et ceux qui voudraient suivre ses traces, son message est sans équivoque : allez-y, foncez ! I n’y a rien à perdre, mais au contraire tout à gagner. Le métier de vétérinaire 🩺 est universel et grâce à lui, tout est possible. Si elle met son parcours atypique sur le compte de la chance, des rencontres et des heureux concours de circonstances, elle a pourtant franchi avec succès les barrières de la langue, de la culture, des espèces et de la maternité. Elle n’a pas de mode d’emploi à nous confier mais son optimisme 😄 ne peut que nous inspirer.


🔗 Liens de l'épisode : 

- LinkedIn d'Anne-Sophie : https://www.linkedin.com/in/anne-sophie-richard-981051aa/ 


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 18.04.2024 Durée : 70 min Écoutes : 4826

Épisode #72 - Pierre May (partie 2) : Robin des Bois des médecines complémentaires

Pierre May, vétérinaire inconditionnel des médecines complémentaires (Lyon, 1978) au 🎤 de Sophie - Partie 2


Il est des parcours inspirés et inspirants que l’on pourrait faire et refaire, sans rien changer. Celui de Pierre est de ceux-là. A travers deux épisodes, vous le suivrez dans sa quête effrénée de connaissances et l’exploration de la plupart des médecines complémentaires. Un voyage passionnant, sous le signe de l’audace !


La semaine dernière, nous avions laissé Pierre à la porte de sa yourte vétérinaire🩺. L’occasion de s’arrêter quelques instants sur l’une des valeurs fondatrices de sa structure de soins : l’écologie. Avec son épouse, ils ont souhaité créer la clinique la plus vertueuse possible, que ce soit dans sa conception, l’émission de déchets ou encore la mise en place de pratiques écoresponsables🌱. Tout a été pensé pour limiter au maximum l’impact sur l’environnement et la santé humaine. L’association Ecoveto a d’ailleurs été fondée sur la base de leur propre structure. Persuadé de l’inefficacité d’une écologie répressive, Pierre nous incite tous à commencer modestement, au pas de notre porte, en appliquant des mesures simples qui auront même des répercussions économiques 💶bénéfiques.


La singularité de leur structure ne se limite pas à sa dimension écologique. Leur approche intégrative de la médecine implique de passer plus de temps avec chaque patient 🐈et témoigne de leur volonté de toujours proposer une solution afin de ne pas laisser les propriétaires démunis face à un diagnostic. Homéopathie, ostéopathie, acupuncture, phyto-aromathérapie, mycothérapie… une à une, ces pratiques non conventionnelles apprises auprès des plus grands se sont ajoutées à sa boite à outils 🧰, élargissant le spectre des possibilités de soins. Car, vous l’aurez compris, Pierre incarne l’association synergique entre Evidence-based medicine et Empirisme ! Expérience qui lui a d’ailleurs valu d’être précurseur dans un certain nombre de pratiques telles que l’AG gazeuse chez certaines espèces exotiques, le transfert de flore fécale chez le chien 🐕ou encore l’utilisation de champignons médicinaux.


👉 Ce choix assumé de valoriser des compétences 🎓plus que des examens complémentaires est intimement lié à sa volonté de transmission. Valeur fondamentale que même la retraite n’est pas parvenue à lui faire oublier puisqu’il continue d’écrire et d’enseigner, notamment en phyto-aromathérapie🌿(AVETAO). Véto passionné et toujours en mouvement, Pierre partage avec ferveur certaines de ses convictions sur la profession et son évolution. Sans concessions ni langue de bois, il n’hésite pas à prendre position pour défendre sa vision du « plus beau métier du monde ».


🔗 Liens de l'épisode :

- https://avetao.com/

- livre Pierre May : Guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie, aux éditions Medcom

- livre Jean-Loup Mouysset : Oncologie intégrative – Du cancer vers la santé, chez Dangles

- travaux du Pr Montagnier sur la mémoire de l’eau (conférence de Lugano, 2007)

- travaux du Pr Castronovo sur le microbiote

- https://www.ecoveto.org/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique :  Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 11.04.2024 Durée : 63 min Écoutes : 5010

Épisode #71 - Pierre May (partie 1) : Robin des Bois des médecines complémentaires

Pierre May, vétérinaire inconditionnel des médecines complémentaires (Lyon, 1978) au 🎤 de Sophie - Partie 1.


Il est des parcours inspirés et inspirants que l’on pourrait faire et refaire, sans rien changer. Celui de Pierre est de ceux-là. A travers deux épisodes, vous le suivrez dans sa quête effrénée de connaissances et l’exploration de la plupart des médecines complémentaires. Un voyage passionnant, sous le signe de l’audace !


Malgré une vocation précoce et assumée, pas si facile d’imposer ce choix professionnel à deux parents juristes⚖️. L’image d’Epinal du véto en blouse marron et en bottes qui fait de la politique de quartier entre 2 vêlages a la dent dure… Mais pas de quoi décourager Pierre qui accueille sa nomination à Lyon avec autant d’enthousiasme que s’il avait reçu sa lettre ✉️ pour Poudlard. Sa potion magique 🧪pour des études inoubliables ? Un savant mélange de science éblouissante, de franche camaraderie et de soif d’apprendre. Dans un bâtiment du 18ème siècle imprégné à la testostérone (ils sont 90% de garçons dans sa promo), il trouve même le moyen de tester un filtre d’amour😍. Entreprise couronnée de succès puisque le couple vient de fêter ses noces de cachemire.


Opéré d’une hernie discale paralysante pendant ses études, Pierre préfère poursuivre son cursus par un assistanat avant de se lancer en solo. Ces deux années en patho de la reproduction lui réservent quelques belles surprises (intervention sur des girafes 🦒 ou des bisons) et lui permettent d’acquérir plus d’autonomie et de confiance en lui. Suffisamment en tout cas pour prendre un premier poste d’ALD en rurale 🐮. Malgré tout ce que les deux vétos lui apprennent et une proposition d’association au bout de 2 ans, il préfère voler de ses propres ailes et ouvre sa première structure (avec sa femme) en Haute-Savoie. Pendant 9 ans, il se passionne pour la qualité du lait et le suivi d’élevage, tout en développant la canine et même l’équine 🐴 car la proximité de la frontière suisse lui ouvre de nombreuses opportunités.


Fort de cette expérience clinique, Pierre décide d’aller plus loin en s’attaquant à son sujet de prédilection par un autre versant. Il s’installe donc en région lyonnaise pour prendre la direction de la Qualité dans une grosse coopérative laitière et n’hésite pas à traverser l’atlantique pour se former. Quoi de mieux qu’un nouveau défi tel que la gestion de 650 millions de litres de lait 🥛pour stimuler sa matière grise ?! Pourtant, au début des années 90, il quitte le monde de l’entreprise pour revenir à la pratique et crée, toujours avec sa femme, une nouvelle structure, en canine 🐶🐱cette fois.


👉 Pour Pierre, nouveau millénaire rime avec médecines complémentaires. Homéopathie, ostéopathie, acupuncture, phyto-aromathérapie, médecine chinoise… le puits de la connaissance 🩺 est sans fond. En 2011, leur nouveau bâtiment écoresponsable et agencé selon le respect des principes Feng shui voit le jour : c’est la naissance de la yourte vétérinaire ! La semaine prochaine, vous découvrirez comment ces médecines non conventionnelles se sont naturellement intégrées à la prise en charge de ses patients, comment son engagement écologique s’est traduit dans sa structure vétérinaire et surtout comment ce retraité très actif continue de contribuer au rayonnement de la profession !


🔗 Liens de l'épisode :

- https://avetao.com/

- livre Pierre May : Guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie, aux éditions Medcom

- livre Jean-Loup Mouysset : Oncologie intégrative – Du cancer vers la santé, chez Dangles

- travaux du Pr Montagnier sur la mémoire de l’eau (conférence de Lugano, 2007)

- travaux du Pr Castronovo sur le microbiote

- https://www.ecoveto.org/

Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique :  Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 04.04.2024 Durée : 79 min Écoutes : 4909

Épisode #70 - Anthony Bour : S’écouter pour ne pas s’abîmer

Anthony Bour, vétérinaire engagé pour le mieux-être au travail (VetAgro Sup - Lyon, 2016) au 🎤 de Marine.


L’attrait d’Anthony pour les animaux remonte à l’enfance, jusqu’ici rien de très original… mais tout le monde n’a pas la chance d’avoir un père musher ! Le chemin qui mène à l’école vétérinaire 🩺 est donc tout tracé, mais il ne sera pas pour autant dénué d’embûches… L’arrivée sur le campus 🥳 vert et très ouvert de Vetagrosup sonne comme une délivrance après deux années de travail acharné et de sacrifices. Il intègre Lyon avec l’objectif inavoué de devenir véto de zoo 🐅. Il choisit d’ailleurs une dernière année tutorée pour pouvoir intégrer un internat en parc zoologique 🦓. Mais son stage de fin de cursus lui laisse un goût amer et beaucoup d’espoirs déçus…


Son entrée dans la vie active se fait sur la pointe des pieds, à temps partiel en canine 🐶, le temps de trouver un traitement pour gérer la maladie chronique qui s’est déclarée quelques mois avant sa thèse. Il enchaine les CDD dans des structures différentes mais aucun ne lui permet de s’épanouir, même sur l’Île de Beauté. Comme quoi, le cadre de vie ne fait pas tout… Les pressions dans sa vie perso viennent s’ajouter au mal-être ressenti dans son quotidien professionnel et la sanction est immédiate : burn-out. Anthony prend alors conscience des fortes variations individuelles ; deux personnes dans une même situation, exposées aux mêmes facteurs de stress, ne réagiront pas forcément de la même manière.


Cela marque le point de départ d’une nouvelle façon d’envisager sa vie professionnelle, en faisant la part belle au management et à la notion de bien-être au travail. Grâce au développement personnel 🔍, il réalise une introspection salvatrice. Il devient coach professionnel certifié, avec la volonté de transmettre des clés 🗝 pour dépasser ses croyances limitantes, écouter la boussole de ses émotions et passer à l’action. Malgré des expériences éprouvantes en début de carrière, Anthony ressent le besoin profond d’apporter quelque chose à la profession 🩺.


Pour accompagner les personnes confrontées à des difficultés dans l’écosystème vétérinaire, il propose désormais des programmes de coaching mais aussi un podcast, « Indiana vets ». Ce type d’accompagnement consiste essentiellement à analyser les émotions et leurs répercussions pour pouvoir passer à l’action. Anthony a même retrouvé le chemin des salles de consult’, à son rythme et en toute sérénité. Il a renoué avec la pratique 🐱 et dorénavant ses deux activités professionnelles se nourrissent l’une l’autre et continuent d’enrichir son expérience.


👉 La désertification de la profession et le mal-être au travail sont des réalités que l’on ne peut occulter. Pourtant certaines initiatives comme le mentorat semblent souffler un vent d’optimisme sur la prise en charge des difficultés rencontrées en début de parcours professionnel. Fort de son expérience, Anthony nous distille de précieux conseils, notamment pour éviter le piège des « il faut que je… » dans lequel les vétos tombent très souvent. S’il insiste sur les vertus d’une bonne communication, son message concerne surtout la nécessité de suivre son intuition et de s’écouter, pour ne pas trop s’abîmer en cours de route.


🔗 Liens de l'épisode :

- Etude du Pr Truchot : https://www.veterinaire.fr/system/files/files/2022-06/Rapport%20Cnov%20et%20V%C3%A9tos%20Entraides%20VFinale%2013062022.pdf

- Association Vétérinaires pour la biodiversité : https://www.vpbiodiv.com/

- https://www.linkedin.com/in/anthonybour84/

- https://www.facebook.com/groups/indianavetspodcast


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 29.03.2024 Durée : 85 min Écoutes : 4834

Épisode #69 - Anushka Vanoppens : Out of Australia

Anushka Vanoppens, diplômée de l’université de Murdoch en Australie (2006), notre première invitée internationale au 🎤 de Sophie.


Avertissement : cet épisode est dans la langue de Shakespeare !


L’amour des animaux berce Anushka depuis son plus jeune âge. Petite, elle aspire à rentrer en Inde (d’où sont originaires ses parents) pour y soigner la faune locale. Finalement, c’est son amour du cheval 🐴 qui a le dernier mot et elle poursuit ses études en Australie🦘, son pays natal. C’est d’ailleurs là qu’elle pose définitivement son stéthoscope, non sans s’octroyer quelques escapades sur d’autres continents.


Sa vie professionnelle débute par un internat au Goulburn Valley Equine Hospital ; sans doute le job le plus difficile de sa carrière mais aussi le meilleur moyen d’atteindre l’objectif fixé : « learn hard and fast and get good at my job ». Le cheval en mouvement 🐎 la fascine et tout ce qui touche de près ou de loin à la biomécanique devient rapidement une obsession. Quand elle découvre le Pr Denoix et ses travaux dans une conférence ISELP, c’est la révélation 😍. Les mots lui manquent pour exprimer la joie qui l’anime. Elle retrouve (heureusement !) rapidement la parole pour lui demander comment devenir comme lui et se retrouve ainsi embarquée dans un 2ème internat, cette fois-ci au CIRALE en France. Mais son cœur bat pour quelqu’un resté à 15 000 km, alors elle rentre 🛩 en Australie, abandonnant sans regrets l’idée d’une résidence.


Même si Anushka prend beaucoup de plaisir à travailler en clinique, la maternité chamboule toutes ses certitudes, au point de vouloir abandonner la pratique pour devenir prof de Yoga 🧘‍♀️. Il n’en sera rien (ouf !) grâce aux encouragements bienveillants de son patron de l’époque. Le troisième enfant en route, Anushka et son mari déménagent à Melbourne mais la petite famille se retrouve confinée en guise de crémaillère…et oui, les joies du covid 😷! Elle en profite alors pour traduire le livre 📖 de Jean-Marie Denoix (Biomechanics and Physical Training of the Sport Horse) et se met en quête de quelque chose de plus sensoriel pour compléter son bagage diagnostique. Elle explore ainsi la sensibilité manuelle grâce à la chiropractie (IAVC) et la biomécanique en Allemagne. Elle décrit son approche comme réellement holistique, grâce à un sac à dos de connaissances et de techniques dans lequel elle puise en fonction des besoins de ses patients.


👉 Tour à tour en collaboration puis seule, Anushka n’a de cesse de se réinventer pour comprendre et satisfaire au mieux les attentes de sa clientèle. Si elle nous décrit avec emphase la beauté de son pays et les bienfaits du « bushwalking », elle admet cependant volontiers que les problématiques du vétérinaire 🩺 ne sont guère différentes d’un continent à l’autre (spoiler alert) et que la gestion du temps et du stress sont au cœur des préoccupations, même au pays des koalas 🐨…


🔗 Liens de l'épisode :

Podcasts : https://thevetvault.com/

IAVC : https://i-a-v-c.com/en/home

ABNR academy : https://www.abnr-academy.com/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone


Publié le 21.03.2024 Durée : 108 min Écoutes : 4810

Épisode #68 - Anne-Lise Chaber : One health : une santé, mille projets

Anne-Lise Chaber, vétérinaire experte One health (Liège, 2007) au 🎤 de Sophie.


Faune sauvage, delta de l’Okavango, Emirats arabes unis, Australie… on se croirait en train de feuilleter un exemplaire de National geographic. Pourtant Anne-Lise ne se contente pas de lire et d’écrire, elle agit ! A son niveau, avec conviction et détermination, tel un colibri 🐦 libre mais responsable.


C’est en regardant les documentaires animaliers de la BBC qu’Anne-Lise voit naître sa vocation. Vétérinaire 🩺 lui apparait comme un bon moyen pour contribuer à préserver la Nature et la faune sauvage. Au fur et à mesure du cursus, son projet professionnel se précise : elle veut travailler avec (et pour !) les animaux sauvages 😍, dans leur milieu naturel, et notamment en étudiant les actions humaines ayant un impact sur leurs populations. Elle réalise assez vite que l’impact sur la santé humaine est un argument beaucoup plus percutant pour susciter l’écoute des décideurs politiques et sensibiliser le grand public. Elle poursuit donc un parcours académique 🎓 (Master en faune sauvage à Londres, PHD d’épidémiologie à Liège) pour compléter stratégiquement ses compétences de praticienne.


Anne-Lise fourmille d’idées pour endiguer les différents trafics illégaux d’animaux. Après une première étude sur le trafic intercontinental de viande de brousse entre l’Afrique et l’Europe, elle met le cap ✈️ vers les Emirats arabes unis. Pendant 8 ans, basée à la frontière omanaise, elle multiplie les actions et travaille notamment pour le gouvernement dans le cadre de la gestion des épidémies 🧪 qui touchent le pays. Avec une équipe de plus de 100 personnes, elle assure également le suivi repro d’espèces en danger et gère des programmes de réintroduction d’espèces menacées d’extinction.


Sensibilisée au concept émergent de « One health », elle adhère totalement à cette approche globale des enjeux sanitaires tenant compte des interconnexions entre santé animale, santé environnementale et santé humaine. Mais dans ce domaine, il y a moins de postes à pourvoir que de coussinets sur une patte de tigre 🐅 ! En 2017, les planètes s’alignent et à noël elle saisit une opportunité en Australie 🍀. L’enseignement est un nouveau challenge, un temps mis à mal par les contraintes liées au Covid mais relevé haut la main. Depuis Adélaïde, elle met en œuvre un projet inspiré de celui de Dominique Grandjean sur l’utilisation de l’odorat du chien 🐕 pour détecter le Covid-19 dans la sueur humaine. Elle parvient à déployer des brigades cynophiles spécialisées dans deux aéroports et à l’hôpital pour détecter la fièvre Q (infection à Coxiella birnetii).


👉Aujourd’hui elle partage son temps entre l’enseignement, les recherches sur le terrain et l’administratif. Elle encadre d’ailleurs 5 thèses en ce moment. Si elle se laisse parfois aller au découragement devant l’ampleur de la tache et la lenteur des instances décisionnaires à réagir, Anne-Lise trouve toujours les ressources pour aller de l’avant, étudier, former et informer sur les sujets qui lui tiennent à cœur. Dans la quête de l’équilibre ⚖️ vie pro/vie perso, elle a trouvé le moyen de n’en léser aucune : en étant toujours à 100% ! En tout cas, elle ne se défile pas car comme le mentionne la légende amérindienne du colibri : chacun doit faire sa part, dans la joie et la bienveillance. Son message résonne comme un appel « Soyons tous des colibris ! ».


🔗 Liens de l'épisode :

- https://www.lemonde.fr/podcast-chaleur-humaine/

- livre « Un fauteuil sur la Seine » d’Amin Maalouf

- Projet Nosaïs, Dominique Grandjean

- Documentaires animaliers de David Attenborough


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 14.03.2024 Durée : 92 min Écoutes : 4844

Épisode #67 - Anne-Sophie d'Oléac : Vers le mieux-être professionnel

Anne-Sophie d’Oléac, vétérinaire et coach professionnel (Oniris-ENVN, 2008) au 🎤 de Sophie.


Pour cette lycéenne travailleuse touche-à-tout, l’idée de soigner et de réparer est arrivée sur le tard. Alors après les privations des années prépas, on comprend que Nantes ait le goût de la liberté retrouvée. Il faut tout de même quelques temps pour que la citadine curieuse trouve ses marques hors de la région parisienne mais la vie sur les rives de la Loire a de bons arguments !


Si elle sait immédiatement que la suite sera Canine 🐩ou ne sera pas, cela ne l’empêche pas de s’interroger sur la pratique à la sortie de l’école. Avant de se lancer dans la vie active, elle saisit l’opportunité d’un internat en NAC 🐍, qui répond parfaitement à son besoin de diversité. Elle enchaine un assistanat puis plusieurs remplas dans des structures différentes, ce qui lui permet d’identifier plus précisément ce qu’elle veut faire.

Cinq ans après sa sortie d’école, à l’heure où ses amis se posent, Anne-Sophie continue d’explorer les milles et une facettes de son diplôme. Malgré son enthousiasme et ses efforts, elle ne parvient pas à se départir de l’impression de ne pas être dans le bon costume… Elle se fait épauler par un coach et contacte des vétérinaires en labo. Grâce à ses échanges, elle réalise que chez les vétérinaires, il n’y a pas que les compétences de soignant qui sont reconnues.


Elle délaisse (provisoirement !) la pratique pour accepter un poste de responsable commercial chez Hill’s. Grâce à l’accompagnement financier de son employeur, elle fait un MBA Communication et marketing Santé 🎓sur un an, ce qui lui permet d’acquérir la double compétence nécessaire pour continuer d’évoluer dans de grosses entreprises. Mieux armée pour accompagner les équipes vétérinaires dans le tournant numérique et passionnée par l’expérience client, Anne-Sophie quitte le petfood après 6 ans pour rejoindre la pharma en tant que Business partner chez MSD. Le rythme des déplacements devient rapidement le facteur limitant et elle décide de changer de cap au bout d’un an.


En 2020, elle intègre une école parisienne de coaching intégratif. Cette certification lui permet de prendre une nouvelle dimension. C’est vrai que « coach » est un terme quelque peu galvaudé ; aujourd’hui on peut trouver des coachs pour tout et on attend même parfois qu’ils prennent les décisions à notre place. Pourtant Anne-Sophie a une vision très claire de son rôle : elle est là pour identifier les besoins et accompagner les équipes soignantes dans l’atteinte de leurs objectifs professionnels. Elle met à disposition son expertise pour développer les activités des structures vétérinaires, en travaillant notamment sur les comportements et les répercussions des émotions dans le contexte professionnel.


« Coaching + Pratique » semble être le combo gagnant même si elle ne cache pas que changer de casquette 🧢 est aussi stimulant qu’énergivore. Finalement le parcours d’Anne-Sophie nous prouve une fois de plus que le raisonnement et la méthodologie acquis pendant nos études sont applicables dans bien d’autres domaines et ne se réduisent pas à la démarche diagnostique. En suivant son intuition et en favorisant les connections confraternelles, on peut être plusieurs vétos dans le temps et en même temps ! A bien y regarder, ce diplôme nous ouvre presque toutes les portes, il suffit d’avoir le courage d’y frapper 😉


🔗 Liens de l'épisode :


- https://doceovet.com/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone

Publié le 08.03.2024 Durée : 9 min Écoutes : 5087

Tribune - Marine Slove - Sans nous (les femmes), le monde vétérinaire s’arrête

À mes géniales collaboratrices, d’hier et d’aujourd’hui,

Depuis dix ans, les femmes jalonnent ma vie professionnelle. " Travailler dans une équipe 100% féminine !  Dur… Ça ne se crêpe pas trop le chignon là-dedans ? ". Question courante... Intérieurement, je lève les yeux au ciel. Le sexisme intégré a encore de beaux jours devant lui. Extérieurement, je souris, j’inspire et je tente d’expliquer.


Une féminisation massive et rapide 


Le milieu professionnel dans lequel nous évoluons est fortement féminisé : les femmes représentent 96% des auxiliaires vétérinaires [1]  et 58,6% des praticien·es vétérinaires inscrits au tableau de l’Ordre et cette prédominance s’accentue parmi les moins de 40 ans où nos consœurs atteignent 74,8% des effectifs [2]. Dans l’écosystème de la santé animale au sens large, c’est-à-dire incluant l’industrie pharmaceutique et les petfooder (ou la presse professionnelle pour mon cas), nos interlocuteurs sont bien souvent des interlocutrices. En outre, la profession de vétérinaire, à l’instar des médecins, a connu une féminisation rapide : la première femme diplômée en France est sortie d’Alfort en 1897. Puis, les évènements de mai 68 ont donné une impulsion décisive à la lutte pour l'émancipation des femmes, permettant entre autres à la mixité de s’amorcer dans les professions intellectuelles supérieures habituellement réservées aux hommes. C’est ensuite dans les années 90 que le sex ratio s’est inversé et aujourd’hui, c’est plus de 75% de jeunes femmes qui occupent les bancs de nos écoles. 


Le corollaire… 


Les conséquences de cette féminisation massive et rapide ? Les (vieux) grincheux vous diront que nous les femmes, sommes responsables des changements dans les modalités d’exercice et des désertions du secteur libéral qui causent la pénurie de praticien·ne·s : " elles partent plus tôt le soir, prennent des journées enfant malade, veulent leurs mercredis, elles sont sans arrêt appelés par l’école et passent des coups de fil au pédiatre entre deux consultations " . Vision tronquée et inexacte qui ne prend pas en compte l’inscription d’une réalité dans un phénomène sociologique bien plus large. Il ne faut pas négliger la dangerosité de ces stéréotypes car ils légitiment les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, belles et bien présentes chez les vétérinaires.


Être une femme et travailler 


Pour s’extraire de ces préjugés intériorisés, il faut adresser plus largement le sujet, c’est-à-dire accepter de regarder la partie immergée de l’iceberg et se rendre compte que les femmes effectuent au quotidien, en parallèle de leur vie professionnelle, un travail colossal et invisible constitué non seulement de tâches concrètes mais aussi de travail émotionnel (qui se définit par l’investissement émotionnel qu’on met à se préoccuper des autres : la façon dont on les écoute et dont on s’adresse à eux). Travailler avec des femmes, c’est avant tout travailler avec des  " humains socialisés comme des femmes " , c’est-à-dire à qui on a appris à se soucier des autres, à être " gentilles ", à exprimer leurs émotions, à ne pas protester, à étouffer leur colère et à surtout ne pas trop en demander.


Lire la suite de cette tribune sur Témavet.fr

Publié le 08.03.2024 Durée : 85 min Écoutes : 5051

REDIFFUSION : Épisode #38 - Marie-Claude Bomsel : Itinéraire (extraordinaire) d’une guenon gâtée (Partie 2)

Marie-Claude Bomsel, vétérinaire extra-ordinaire (EnvA 1969) au 🎙 de Marine (Partie 2). 

A la fin du dernier épisode, nous avions laissé Marie-Claude à la ménagerie et voici que nous la retrouvons en plein hiver 1973, ambassadrice du Président Pompidou au pied de la muraille de Chine. Décidément, Marie-Antoinette ne tient pas en place !

En effet, elle fait partie de la délégation officielle chargée de convoyer le premier couple de pandas 🐼 offerts à la France par Mao. Vous vous doutez bien qu’avec Marie-Claude dans l’équipe, l’odyssée est loin d’avoir été un long fleuve tranquille 😉. Aucun avion n’ayant été spécialement affrété pour l’occasion et comme il n’était pas question de leur imposer le stress d’un voyage en soute, c’est donc tout naturellement qu’ils ont pris place dans le fond de la cabine d’un vol régulier Pékin-Paris ✈️. Outre la surprise de découvrir ces VIP (Very Important Pandas) très spéciaux, les autres passagers ont dû subir stoïquement les 15°C de la cabine 🥶 et les conséquences olfactives de leur menu 100% vegan à base de bambou. Autre surprise à l’arrivée, il ne s’agissait pas d’un couple mais bien de deux mâles (comme le suspectait Marie-Claude) dont un malade qui ne survivra d’ailleurs que quelques mois...

De retour de son périple chinois, elle se prête au jeu médiatique, pas pour assouvir un besoin de notoriété mais plus pour répondre aux sollicitations et porter sur le devant de la scène les questions et les problématiques que génèrent la captivité. Elle multiplie les apparitions et les émissions 📺 (Les grosses têtes, C’est au programme, Tant qu’il y aura des bêtes ou encore Ushuaïa). La liberté de parole durant cette période de forte exposition médiatique a sans doute servi la cause qui est la sienne : améliorer les conditions de vie et les soins des animaux en captivité. Après de nombreuses expériences aussi intenses que variées, elle a finalement trouvé sa voie : elle veut faire entendre leur voix. 

Ancrée dans sa plus tendre enfance, la communication avec les animaux a vraisemblablement constitué son fil d’Ariane tout au long de sa carrière. On ne peut d’ailleurs pas parler de son parcours sans évoquer les grands singes 🙈 et plus particulièrement Nénette, cette orang-outan aujourd’hui cinquantenaire, qu’elle a accompagnée depuis son arrivée à la ménagerie et avec qui elle a toujours un lien particulier. 

Bien qu’elle ne reflète pas les valeurs traditionnelles de la société de l’époque, Marie-Claude incarne une femme déterminée et pleine d’audace qui nous offre un témoignage inspirant sur une période charnière dans l’histoire des vétérinaires. On ne peut nier son influence (sûrement inconsciente !) sur la féminisation et la « daktarisation » de la profession ! Directrice de la ménagerie, professeure au Museum national d’Histoire naturelle, vétérinaire ultramédiatisée… si elle fait l’éloge de la richesse de son métier de vétérinaire, elle porte un regard plus critique sur les perspectives à long terme. Solaire, incisive et drôle, elle nous livre une analyse sans concession sur son parcours de haut vol ; attachez vos ceintures et profitez du voyage, l’atterrissage 🛬 est prévu dans 1 h 23 !


🔗 Liens de l'épisode :

– Podcast La Série Documentaire : « Marie-Claude Bomsel : la lionne de la ménagerie » : 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/marie-claude-bomsel-la-lionne-de-la-menagerie-2170465 

– Jane Goodall : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jane_Goodall 

– Dian Fossey : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dian_Fossey 

– Article de Germaine Aziz dans Libération (1996) : 

https://www.liberation.fr/sciences/1996/03/26/depuis-plus-de-vingt-ans-marie-claude-bomsel-est-veterinaire-a-la-menagerie-du-jardin-des-plantes-po_164802/ 


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte :  Marine Slove - Enregistrement :  Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Texte du synopsis :  Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jon

Publié le 01.03.2024 Durée : 61 min Écoutes : 5111

REDIFFUSION : Épisode #38 - Marie-Claude Bomsel : Itinéraire (extraordinaire) d’une guenon gâtée (Partie 1)

Marie-Claude Bomsel, vétérinaire extra-ordinaire (EnvA 1969) au 🎙 de Marine. 

Si rien ne la prédestinait à devenir vétérinaire, son amour des animaux lui en a sans doute insufflé l’envie dès le plus jeune âge et son âme d’aventurière a fait le reste ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que son parcours professionnel atypique est digne d’un scénario d’Indiana Jones, véritable succession d’aventures palpitantes aux quatre coins du monde dont l’épicentre demeure la ménagerie du Jardin des plantes. Si beaucoup d’entre vous la connaissent déjà, elle nous livre ici des anecdotes truculentes sur les coulisses de sa trépidante carrière.

Issue d’un milieu bourgeois versaillais, Marie-Claude grandit au Chesnay au milieu d’animaux en tous genres (corbeaux, chouette, hamsters…). Grâce à une figure maternelle anarchiste et féministe, elle s’autorise à penser que tout est possible en tant que fille, même si elle devra se battre pour obtenir ce qu’elle veut. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles elle a d’abord emprunté les sentiers battus, pour mieux en sortir ! Citadine éprise de nature 🌳, elle choisit vétérinaire par refuge alors même que ce métier jugé « salissant » (et donc inconvenant pour une jeune fille de bonne famille) lui est vivement déconseillé !

Quand elle intègre l’ENVA en 1965, elles ne sont que douze filles dans sa promo, ce qui lui semble déjà beaucoup pour l’époque. Apolitique à son entrée à l’école, elle s’intéresse néanmoins aux débats animés suscités par Mai 68 et se retrouve à battre le pavé et à importer les revendications de la Sorbonne dans l’enceinte même d’Alfort. Au cours de son cursus, elle découvre d’abord la rurale 🐮 à Montmirail (telle Marie-Antoinette aux champs), puis la canine 🐩 auprès d’une clientèle versaillaise dont elle ne partage pas les préoccupations. Fraichement diplômée, elle s’envole avec son futur mari (et néanmoins confrère) pour Calcutta en 1969. Ils passent ainsi plusieurs mois en Inde en pleine période hippie puis elle découvre la République de Centrafrique de Bokassa après un stage au zoo de Vincennes 🐅, avant de rejoindre l’Indonésie où elle est frappée par la beauté inimitable de Dame Nature. 

A son retour, on lui propose un poste d’assistant à la ménagerie qu’elle accepte, bien que le salaire soit très en deçà de la rémunération des vétérinaires en clientèle. Elle est immédiatement séduite par ce lieu aux airs de Petit Trianon : Marie-Antoinette a enfin trouvé son hameau et y pose ses malles ! Celle qui allie la crinière du lion 🦁 au tempérament de lionne découvre la vie et les besoins des animaux en captivité et défriche le terrain notamment en matière d’anesthésie car les publications sont quasi-inexistantes. Pionnière dans ce domaine, elle initie donc un cycle de congrès sous l’égide de l’Allemagne de l’Est, mettant ainsi à profit ses connaissances géopolitiques. Si la ménagerie constitue son quartier général, elle n’en devient pas sédentaire pour autant et va continuer à sillonner la planète et les plateaux de tournage à des fins médiatiques et diplomatiques, toujours au service de l’amélioration des conditions de vie des animaux en captivité. 

→ Nous retrouverons la suite des aventures trépidantes de Marie-Claude dès la semaine prochaine, dans l’épisode 2. Ne ratez pas le vol ✈️, prochaine escale : l’Empire du milieu 🐉!


🔗 Liens de l'épisode :

– Marie-Claude Bomsel : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Claude_Bomsel 

– Nénette : https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9nette_(orang-outan) 


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte :  Marine Slove - Enregistrement :  Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Texte du synopsis :  Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jon

Publié le 23.02.2024 Durée : 76 min Écoutes : 4988

Épisode #66 - Erwann Créac’h : Véto Urg’artiste

Erwann Créac’h, vétérinaire urgentiste et artiste (Oniris-ENVN, 1995) au 🎤de Sophie.

Peut-on devenir vétérinaire par hasard ? Apparemment oui car Erwann avait tout envisagé ou presque à part vétérinaire ! L’année du bac, il a d’ailleurs changé d’orientation tous les mois, au gré de la poésie des intitulés : droit, commerce, diplomatie, ingénieur des eaux et forêts… Grâce à un dossier envoyé au dernier moment sans conviction, il accède à la prépa véto.

Elève consciencieux, il intègre l’école de Nantes mais la satisfaction est de courte durée. Quand il découvre les TP en 2ème année, il prend conscience de ce qu’implique réellement son choix. Comme il n’a aucun autre projet, il ne peut se payer le luxe d’abandonner le cursus vétérinaire 🩺. Après quelques années de figuration, il passe le concours de vétérinaire inspecteur et part à Lyon puis à Bruxelles pour son Service civil. Rédiger des comptes-rendus pour le Comité Vétérinaire Permanent de la Commission Européenne lui permet de découvrir un univers passionnant, surtout dans le contexte tendu de la crise de la vache folle.

Son 1er poste le conduit en Bretagne, à la DSV des Côtes-d’Armor. Malgré la richesse des opportunités de carrière, Erwann ne parvient pas à se projeter. Sur un coup de tête il solde ses congés et part en Indonésie. Le détour par Bali lui insuffle une inconsciente insouciance et à son retour il décide d’explorer de nouvelles pistes, pour laisser s’exprimer son âme d’artiste. Après un court passage au Cours Florent, il expérimente la vie de troupe 🎭mais malgré l’excitation de ses débuts de comédien, ses économies fondent comme neige au soleil… La solution lui apparait alors, limpide : il est vétérinaire, et pas seulement sur un bout de papier ! Erwann fait alors plusieurs stages chez des copains parisiens et devient urgentiste à VetoAdom. En plus des considérations pratiques et de l’adrénaline, ce poste lui apporte la satisfaction d’être enfin à la hauteur de son diplôme, de faire quelque chose de concret, d’utile et de gratifiant 🐶🐱.

C’est l’esprit libre qu’il peut alors se consacrer (à temps partiel 😉) à sa carrière artistique. Après une pièce de théâtre, il se lance dans l’aventure du 7ème art 🎥. Régisseur, assistant sur un long métrage, il cofonde même sa propre société de production. Autodidacte, il produit 2 films engagés, l’un tourné en Iran (Noces éphémères) et l’autre au Burkina-Faso (Paris mon paradis). Mais Erwann a aussi des choses à dire. Il prend donc la plume d’abord pour raconter son quotidien loufoque de vétérinaire urgentiste dans un livre 📖 (Carnivores domestiques) pour lequel il reçoit le Prix 30 millions d’amis des mains de Michel Houellebecq et ensuite pour un premier roman (La montée des marches) dont la sortie est malheureusement fortement impactée par le covid. Aujourd’hui il écrit ✍️ des chansons, explorant avec ses mots les relations homme-femme, tour à tour avec humour ou gravité.

👉 Acteur, écrivain, metteur en scène, réalisateur, auteur, danseur… Si Erwann n’a pas eu la carrière d’astronaute dont il rêvait, la vie lui a quand même mis des étoiles plein les yeux 🤩!  Toutes ces expériences artistiques ont sans doute nourri le vétérinaire qu’il est devenu. Il estime d’ailleurs avoir plus de messages à recevoir qu’à délivrer. A l’approche de la cinquantaine, il lui semble primordial de rester au contact et à l’écoute 👂des jeunes générations. Pour ne pas rester en marge de la société, mais surtout pour s’imprégner de leurs influences inspirantes.


🔗 Liens de l'épisode : 

https://www.youtube.com/@ErwannCreach

https://www.vetoadom.com/

https://www.linkedin.com/in/erwann-cr%C3%A9ac-h-66a97261/

– Livres : Carnivores domestiques et La montée des marches


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone


Publié le 16.02.2024 Durée : 89 min Écoutes : 7186

Épisode #65 - Jennifer Blondeau : Véto grandeur Nature

Jennifer Blondeau, vétérinaire baroudeuse au milieu du bush (Liège, 2010) au 🎤 de Sophie.

Ses premiers contacts avec les animaux ont lieu dans la ferme de ses grands-parents et tout de suite vétérinaire s’impose comme le seul choix professionnel possible. Pourtant, son amour pour les animaux sauvages se renforce avec « Le roi lion » et « Sauvez Willy » (des rèf qui parlent encore aux trentenaires 😉) et très vite Jennifer réalise qu’elle aimerait les approcher mais pas forcément au bloc, plutôt dans leur milieu naturel. Ethologue, biologiste… d’autres projets germent dans son esprit d’adolescente mais aucun n’est aussi tenace que son idée première. Elle quitte donc Marseille pour saisir l’opportunité vétérinaire belge 👩‍🎓!

Pendant ses études, son père est muté en Afrique du sud, ce qui lui permet de découvrir le pays. Devenir spécialiste de la faune sauvage serait-il LE bon plan pour concilier l’amour 😍 de ces grands espaces et son métier de vétérinaire ? Elle enchaine donc les stages dans cette optique, d’abord auprès d’un vétérinaire sud-africain puis dans deux parcs zoologiques en France et aux Etats-Unis. Ces expériences ont nourri sa fascination d’approcher de tels animaux mais ont également suscité un questionnement sur leur captivité. Si elles ont aboli la distance, elles ne lui ont pas permis de trouver du sens car ce que veut réellement Jennifer, c’est être utile aux animaux sauvages et les côtoyer dans leur habitat naturel.

Après un an d’internat en canine 🐶 pour approfondir ses connaissances, elle retourne en Afrique du sud comme bénévole 📷 auprès d’une association. Une parenthèse enchantée de 5 mois au milieu du bush pour étudier la dynamique des populations d’éléphants 🐘 et favoriser une cohabitation pacifique de ces géants attachants avec les communautés locales vivant en bord de réserve. Mais ce bénévolat ne peut durer éternellement et le diplôme français n’étant pas reconnu en Afrique du sud, Jennifer doit choisir : soit passer l’examen 🎓 pour obtenir le droit d’exercer soit rentrer en France.

Normandie, terre d’accueil : la voici donc de retour sur les terres familiales, laissant derrière elle avec regret éléphants, léopards 🐆 et autres merveilles de la brousse. Après 3 ans en canine, elle postule au CNITV et obtient un poste mixte incluant la gestion d’appels téléphoniques 📞, la formation d’étudiants et surtout la participation à un programme de réintroduction des vautours. Son intérêt pour la formation et la transmission la conduit à répondre à une annonce de formatrice pour les ASV à Aix-en-provence. Son poste de chef de projet en e-learning la passionne et lui permet de faire des voyages réguliers en Afrique du sud.

Et un jour, il faut prendre une décision. On lui propose un poste permanent sur place @elephantsalive. Va-t-elle enfin sauter le pas ? Ecouter ses envies plutôt que ses angoisses ? Choisir la vie sauvage qui la fascine et délaisser la pratique ? Parvenir à assumer qu’elle est et sera toujours vétérinaire 🩺, même si elle n’exerce pas dans une clinique ? C’est ce que vous découvrirez en écoutant son récit passionné qui fera sans doute écho à bon nombre d’entre nous 😉

👉Qui n’a jamais rêvé de soigner un lion 🦁 ou d’approcher une girafe 🦒 ? Qui n’a jamais ne serait-ce qu’imaginer toucher un éléphant ou un rhinocéros ? Et pourtant on ne passe pas si facilement du rêve à la réalité. Il ne suffit pas de croire en ses rêves, il faut savoir saisir sa chance et même parfois la provoquer ! Jennifer est sûre d’une chose, c’est que pour ne pas avoir de regrets il faut agir et ne pas s’empêcher soi-même. La route est belle, même si elle est sinueuse… et surtout quand elle traverse la brousse !


🔗 Lien de l'épisode : 

https://elephantsalive.org/


Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone