En 2026, être ASV, ce n’est plus seulement être polyvalent, organisé et empathique (même si ça reste la base !) : c’est aussi savoir jongler avec les outils numériques au service de l’équipe, de la clinique... et des animaux. Bonne nouvelle : pas besoin d’être un pro de l’informatique ni de parler en langage binaire pour y parvenir.
E-ASV : ASV version robot ?
Avant toute chose, rassurez-vous : E-ASV ne veut pas dire « ASV scotché à son écran toute la journée ». Il s’agit plutôt d’un ASV à l’aise avec les outils numériques, qui sait les utiliser pour mieux s’organiser, mieux communiquer et mieux travailler en équipe.
Ce n’est pas un nouveau métier, ni un nouveau diplôme à décrocher. C’est une évolution naturelle de votre rôle d’ASV, en lien avec la réalité du terrain. Vous devenez un peu le « référent numérique » de la structure, celui ou celle qui comprend comment fonctionnent les outils et comment les utiliser intelligemment au quotidien.
Pourquoi le numérique s’invite (pour de bon) en structure vétérinaire
Aujourd’hui, difficile d’y échapper : le numérique est partout en clinique. Logiciels de gestion, factures dématérialisées, rappels de vaccins par SMS, prises de rendez-vous en ligne, avis Google, réseaux sociaux… Les outils se multiplient, parfois plus vite que le temps disponible pour les apprivoiser.
Du côté des clients, les attentes évoluent aussi. Ils veulent des réponses rapides, des informations claires et des échanges fluides. Et quand la communication ou l’organisation ne suit pas, la charge mentale explose (et vous en savez quelque chose). Le numérique n’est donc pas là pour vous compliquer le travail, mais pour éviter les oublis, les pertes d’informations et les allers-retours inutiles. Bien utilisé, il devient un véritable soutien au quotidien.
Les compétences numériques (vraiment) utiles…
On n’attend pas de vous que vous sachiez coder, maîtriser le langage HTML, développer une appli web ou changer une carte graphique. Les compétences numériques attendues d’un ou une E-ASV sont avant tout pratiques et accessibles. Il s’agit par exemple d’être à l’aise avec le logiciel métier vétérinaire, de savoir gérer les emails et les messages internes, ou encore d’utiliser les outils de bureautique pour suivre les stocks, les rappels ou l’organisation de la structure.
La communication digitale fait aussi partie du jeu, et nous en savons quelque chose : répondre aux avis en ligne, participer à la gestion des réseaux sociaux ou comprendre les bases du RGPD et de la protection des données. Sans oublier l’automatisation et l’intelligence artificielle, qui arrivent doucement mais sûrement dans le quotidien des cliniques. L’objectif n’est pas de tout maîtriser, mais de comprendre comment ces outils peuvent aider… sans faire peur.
Et si vous avez lu les articles de cette rubrique E-ASV (et nous sommes sûrs que vous l’avez fait), vous en avez déjà entendu parler (si, si !).
Moins de charge mentale, plus de sérénité au quotidien
Concrètement, développer ses compétences numériques, c’est surtout se simplifier la vie. Quand les outils sont bien utilisés, on passe moins de temps à courir après les informations et plus de temps à faire son vrai métier. Les rappels automatiques évitent les oublis, les documents partagés remplacent les papiers volants, et les tableaux de suivi permettent de savoir en un coup d’œil où on en est. Résultat : moins de stress, moins de « je croyais que c’était toi », et plus de sérénité au quotidien.
Autre avantage non négligeable : la charge mentale diminue. Tout n’est plus stocké dans la tête de l’ASV de service, mais aussi dans les outils. Les informations circulent mieux, les transmissions sont plus claires, et l’équipe gagne en fluidité. Et quand l’organisation est plus simple, il reste plus d’énergie pour ce qui compte vraiment : s’occuper des animaux, rassurer les clients et travailler dans une ambiance plus détendue.
E-ASV : un petit plus aujourd’hui, un vrai atout pour demain
Eh oui, parlons reconnaissance un instant... Être à l’aise avec le numérique, c’est aussi gagner en visibilité et en légitimité dans la clinique. L’ASV qui maîtrise les outils devient rapidement celui à qui l’on pose des questions, celle qui propose des idées pour mieux s’organiser ou pour tester un nouvel outil. Sans forcément changer de poste, vous prenez une place clé dans le fonctionnement de la structure.
Et puis, soyons honnêtes : sur un CV, ça fait la différence. Les cliniques évoluent, les outils aussi, et les profils capables de s’adapter sont de plus en plus recherchés. Développer ses compétences numériques, c’est investir dans son avenir professionnel, renforcer sa confiance en soi et souvent gagner en reconnaissance. Bref, un petit plus qui peut faire une grande différence.
Et dans un monde vétérinaire en tension, un ASV à l’aise avec le numérique est un vrai pilier pour la structure.
Comment commencer (sans paniquer) ?
Rassurez-vous : devenir E-ASV ne veut pas dire tout maîtriser du jour au lendemain (ouf !). Il ne s’agit pas de révolutionner la clinique en une semaine, mais d’avancer pas à pas. Un nouvel outil, une nouvelle habitude, un petit test… et déjà, on progresse. L’erreur fait partie du jeu, et personne ne devient expert sans tâtonner un peu.
L’essentiel, c’est d’oser essayer, de rester curieux et de partager ses découvertes avec l’équipe (et pourquoi pas aussi avec nous ?). Petit à petit, les outils numériques deviennent des alliés du quotidien, et ce qui paraissait compliqué au départ devient presque naturel. Et souvent, on se rend compte qu’on est déjà une E-ASV… sans même avoir mis ce mot dessus.
Vous l’aurez compris, devenir E-ASV, c’est simplement accepter que le métier évolue… et choisir d’évoluer avec lui. En 2026, les compétences numériques ne remplacent ni l’expérience, ni l’empathie, ni le savoir-faire : elles les complètent et les renforcent.
Alors, pas besoin d’être expert en informatique : un pas à la fois suffit pour devenir un ASV connecté, acteur de cette évolution, sans pression, sans peur… et avec beaucoup de bénéfices au quotidien.
Stéphanie Patiny
Community Manager